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unionfaitlanationAprès plusieurs tergiversations dans la désignation de leur candidat pour les élections présidentielles à venir, l’Union fait la Nation fait désormais l’option de ne soutenir aucun candidat. La nouvelle a été rendu public par un communiqué en date de ce jeudi 14 janvier. Tout en réaffirmant son opposition à la politique de Boni Yayi et de ses partisans, l’un décide « de ne présenter aucun candidat, et ce, dans le but de rendre possible la mobilisation effective et efficace des électeurs pour faire échec au « K.O. de la honte » en préparation » peut-on lire dans ledit communiqué. Le Bureau Politique Transitoire de l’Union fait la Nation dit soutenir toutes les forces et candidats de rupture, engagés dans la lutte contre le système actuel. Lire ci-dessus le communiqué.

COMMUNIQUE
Pour la victoire d’une autre politique !
Le Bureau politique de l’Union fait la Nation s’est réuni le 12 janvier 2016 à son siège à Cotonou. Il a parachevé son processus de choix et de soutien de candidats aux prochaines élections présidentielles. Depuis de long mois, l’Union conduit l’exercice du choix d’un candidat à l’élection présidentielle de 2016. Elle s’est soumise aux exigences d’une démocratie interne et a tenu grand compte, à chaque étape, de l’environnement politique national. Elle a noté que l’obstacle majeur et le principal défi à relever découlent de la volonté farouche de Boni Yayi de se maintenir au pouvoir, soit en personne soit par un représentant sous contrôle. Ses amis et lui veulent consolider leur position et continuer de ruiner notre pays, d’imposer d’atroces sacrifices à notre peuple, d’appauvrir la majorité de la population et d’enrichir une minorité arrogante. Ils se sont livrés à de sordides manœuvres avec, hélas, la participation sournoise de personnalités se réclamant de l’opposition politique. Un tel contexte a demandé beaucoup de clairvoyance dans l’analyse, assez de prudence dans la démarche et du réalisme dans les solutions à retenir. Dès lors, il était clair que le choix d’un candidat ne saurait être qu’un élément d’une stratégie pour dessoucher le système et ses ramifications. D’expérience, l’Union sait que l’accomplissement d’une tâche aussi colossale exige un large regroupement de forces politiques et sociales autour d’un accord clairement motivé. Cette conviction avait servi de socle à sa création et a toujours inspiré ses prises de position et ses actions. Les dirigeants de l’Union ont donc exploré toutes les possibilités de rupture avec l’actuelle politique qui a déchiré le tissu social et dressé des barrières entre les familles, entre les associations, entre les partis politiques, entre les régions. Ils ont multiplié les rencontres avec des forces politiques dans le but de constituer un regroupement de sursaut national. Les résultats encourageants des élections législatives, communales et locales ouvraient la voie du succès. L’élection du Président et des autres membres des organes de l’Assemblée nationale la confortait. Il est déplorable que ces initiatives aient été sournoisement sabotées par des forces opportunistes, opposant selon les circonstances mais restées fidèles et loyales à Boni Yayi. Le Bureau politique se félicite cependant d’avoir subordonné le choix d’un candidat à la possibilité d’en faire le porte-drapeau d’une large coalition politique. Agir autrement, serait perpétuer avec hypocrisie les pratiques politiques qui ont ruiné la confiance du peuple en ses institutions et en sa classe politique. Il ne s’agit pas de désigner un candidat dont le seul mérite serait de crédibiliser un processus de démocratie formelle et de faciliter des marchandages sur le dos du peuple. Aujourd’hui plus qu’hier, certaines aventures solitaires placent leurs auteurs dans le camp des alliés et complices du projet de Boni Yayi. Le Bureau politique félicite les militants de l’Union qui ont confirmé, en la circonstance, leur attachement aux idéaux fondateurs de notre grand rassemblement politique. Malgré les pressions et les sollicitations diverses, ils ont observé une discipline sans faille et ont entretenu un enthousiasme salutaire. Cette attitude a renforcé le prestige de l’Union au sein de la population béninoise. Le Bureau politique remercie les nombreux sympathisants qui ont manifesté de mille manières leurs soutiens à l’Union. Leurs constantes interpellations, voire leurs critiques, ont stimulé les débats au sein de l’Union et ont aidé ses membres à prendre conscience de leurs responsabilités historiques. C’est pourquoi les militants se sont investis, avec patience et vigilance, dans la recherche de solutions qui préservent les intérêts du pays quand bien même elles leur imposent des sacrifices. C’est dans cette disposition d’esprit pour débarrasser notre pays d’un système d’humiliation, de division et de pillage des ressources du pays et après avoir évalué ses propres forces avec lucidité que l’Union fait la Nation a décidé au cours de différentes réunions :
• De réaffirmer sa ferme opposition à la politique de Boni Yayi et de ses partisans, celle- là qui tend, entre autres, à diviser notre peuple, à promouvoir le mensonge, la rapine le népotisme et à augmenter la pauvreté ;
• De ne présenter aucun candidat, et ce, dans le but de rendre possible la mobilisation effective et efficace des électeurs pour faire échec au « K.O. de la honte » en préparation ;
• De soutenir toutes les forces et candidats de rupture, engagés dans la lutte contre le système actuel d’indignité, de pillage et d’injustice sociale ;
• D’en appeler aux acteurs politiques, aux associations et aux candidats afin que, sur tout le territoire national, se développe une campagne destinée à faire échec au « K.O. de la honte », à l’abri des querelles de clocher, des intérêts personnels et des comportements irresponsables.
• De préparer les conditions d’un rassemblement de sursaut national au second tour des élections présidentielles afin d’assurer la victoire des forces de progrès, de fierté nationale et de justice sociale.
Le Bureau politique invite chaque militant et chaque sympathisant à prendre la juste mesure des véritables enjeux et des menaces qui pèsent sur notre pays. Il leur demande, où qu’il se trouve, d’œuvrer pour la création de « groupes de rupture », opposés à la continuité du mandat et de la politique de Boni Yayi. Il leur demande d’œuvrer pour la victoire du peuple meurtri, humilié et appauvri. Non au troisième mandat de Boni Yayi !
Honte à l’opportunisme politique !
Enfants du Bénin, debout !
Fait à Cotonou, le jeudi 14 Décembre 2016,
Le Bureau Politique Transitoire de l’Union fait la Nation