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C’est désormais la lune de fiel entre Yayi et Chabi Sika

La présidentielle de 2016 s’annonce très perturbée pour la mouvance présidentielle qui peine à désigner un candidat unique et qui doit en découdre avec Karimou Chabi Sika dont la candidature est irréversible. A l’occasion de la cérémonie de reconnaissance, de ses origines, organisée le samedi 24 octobre 2015 à Diho, dans la Commune de Savè, Chabi Sika a prononcé sa rupture avec le président Yayi Boni.

Après son village paternel situé à Bouro dans la Commune de Sinendé, il y a quelques mois, le candidat à la présidentielle de 2016, Karimou Chabi Sika était samedi 24 octobre 2015 à Diho avec sa lignée maternelle, les ‘’Djinnin’’ pour une reconnaissance des origines. Selon les propos du député, il faut se connaître soi-même avant toute aventure. Pour l’occasion, l’ancien parlementaire a indiqué clairement sa rupture avec le chef de l’Etat, Yayi Boni. « Je ne suis pas encore en campagne. Mais elle aura lieu la campagne et sera inédite et rude », a averti l’ancien défenseur de Yayi Boni au Parlement. Se prononçant sur les candidatures, Chabi Sika a souligné qu’il sera enregistré plusieurs genres, les hommes d’affaires, les intellectuels, les militaires, les économistes, les politiques, dans lesquels il dit être logé. Dans son commentaire, l’ex-député est revenu sur la gestion de l’Etat par l’économiste ou le banquier qui promet sans réaliser. Sans le désigner, certains font observer que Chabi Sika peint ainsi en noir la gestion des dix ans de pouvoir de Yayi Boni. « Ma candidature est irréversible » a affirmé l’ex député des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Une candidature qui ne serait pas du goût de l’homme du Changement et de la Refondation, a en croire certaines indiscrétions. Selon des sources bien introduites, les candidatures de Chabi Sika et de Talon restent les deux équations à résoudre par le chef de l’Etat sortant. Si pour des analystes, la bataille est déjà rude et que de faramineuses sommes d’argent circulent pour contrecarrer Talon, le président Yayi Boni serait à la recherche de la meilleure stratégie pour dissuader Chabi Sika de se porter candidat. Les signes de la rupture sont perceptibles entre les anciens alliés, si l’on s’en tient au dernier développement de l’actualité avec la crise au sein du conseil communal de Tchaourou. En politique, tous les coups sont permis. Alors, le rubicon pourrait être franchi dans quelques semaines avec l’annonce par Chabi Sika, de la publication prochaine de son livre sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), qui a permis à Yayi Boni de faire son fameux KO à la présidentielle de 2011.

 Clément Dognon

(Br Borgou-Alibori)