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Le choix de Emmanuel Golou s’impose à l’Un

Dans quelques semaines, l’Union fait la nation devra choisir son candidat unique pour la présidentielle de 2016. S’ils sont nombreux à vouloir porter la casquette de cette lourde responsabilité, seuls Emmanuel Golou et Eric Houndété font office de candidats sérieux pour assumer cette charge. Mais que valent réellement ces deux personnalités politiques, chacun pris individuellement ?

Connu pour sa combativité et la justesse de ses prises de position à l’Assemblée nationale au cours des mandatures passées, Eric Houndété aurait pu être le candidat naturel de l’Un. Mais, face aux enjeux de l’heure, il devra prouver ce qu’il vaut. Pourtant, l’homme ne lésine pas sur les moyens pour entrer dans la sympathie des partisans et sympathisants du parti grâce à une présence de plus en plus remarquée sur les réseaux sociaux. Mais cela ne suffit pas. Toutefois, quand bien même il franchira cet obstacle vers l’objet de son désir qu’est le fauteuil présidentiel du Bénin, il lui faudra d’abord convaincre le peuple béninois pour y prétendre. Et c’est justement à ce niveau que se situent les lacunes de l’homme dans la mesure où son charisme et son poids politique dans le département de l’Atlantique censé être son fief politique restent à faire. En effet, aux dernières élections législatives d’avril 2015, la liste qu’il a conduite a fait une maigre récolte en obtenant un des cinq sièges à pouvoir dans la 5ème circonscription électorale. Déjà, au lendemain de ces élections, plusieurs observateurs de la vie politique du Bénin avaient fustigé ce faible résultat pour quelqu’un qui rêve de conquérir l’appareil d’Etat. Pour ne rien arranger, les listes de l’Un ne sont pas non plus arrivées à s’imposer lors des communales passées. Ces différentes faiblesses constituent de grandes taches d’huile sur l’ardoise du candidat et qu’il devra chercher à effacer.

 Quid de Golou ?

 Pour le président du Comité Afrique de l’International socialiste, la tâche ne sera pas également facile. Mais l’homme a entre-temps montré son grand sens de leadership et sa capacité à succéder à ce grand dinosaure de la politique béninoise. Le grand coup qu’il a frappé en se désistant des élections législatives passées au profit d’un jeune cadre de son parti a marqué les esprits et a fait de lui un grand chef. Dans le même temps, sous sa houlette, l’Un a fait un score mémorable en raflant deux des trois sièges en jeu dans la 11ème circonscription électorale et un dans la 12ème. Aussi, les communales ont largement souri à cette principale alliance de l’opposition qui règne actuellement sans partage dans toutes les communes du département du Couffo, fief incontesté du Psd. En effet, il a pu totaliser 6 maires sur les 6. Tout ceci montre l’assise du président Emmanuel Golou dans le Couffo et démontre sa maîtrise du terrain politique. Qui a fait mieux dans cette alliance politique ? Ainsi donc, Casimir Sossou à Aplahoué; Séraphin Dohou à Djakotomey; Christophe Mégbédji à Klouékanmè; William Fangbédji à Lalo; Vincent Acakpo à Dogbo et Rigobert Tozo à Toviklin, tous élus maires dans le Couffo, Pascal Hessou à Comè dans le Mono sont le témoignage de la capacité de Emmanuel Golou à contrôler son terrain politique. Ces encourageants résultats du parti à l’occasion de ces deux élections passées font bien l’affaire d’Emmanuel Golou qui ne manquera de surfer dessus pour réclamer à bon droit pour lui la légitimité de la candidature unique de l’Union fait la nation pour la présidentielle de 2016.

 AT