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CONCERTATION-CHEZ-SOGLO
Echanges entre des acteurs politiques et Nicéphore Soglo à son domicile

L’ancien président de la République, Nicéphore Soglo a reçu hier mercredi 30 décembre 2015, d’importantes personnalités du pays qui sont allées lui faire part de leurs craintes au sujet de la présidentielle de 2016. Ses hôtes dont l’ancien président de l’Assemblée nationale Mathurin Koffi Nago, estiment que le pays est au bord du précipice au regard des informations qui inondent certains cercles très renseignés. « N’ayez crainte », leur a répondu Nicéphore Soglo.

 Des invectives et des désaccords exposés, des rancœurs accumulées, des menaces à peine voilées ou même flagrantes du genre : la victoire de l’un serait la mort de l’autre. C’est autant de faits et de velléités qui émaillent la période actuelle de précampagne. Cette propension à vouloir jouer avec le feu précipite le pays au bord du précipice. Et, comme d’habitude, les acteurs politiques s’amusent trop souvent à raser le virage du gouffre. Mais grâce au génie béninois, le pays parvient in extrémis à s’en sortir. Mais en sera-t-il toujours ainsi? La question est préoccupante en ce moment où un mauvais vent souffle sur la nation. C’est conscient de cette réalité que des personnalités ont pris l’initiative d’en débattre avec celui qu’il faut considérer comme l’un des derniers recours. Elles étaient hier au domicile de l’ex-président de la République Nicéphore Soglo pour lui faire part de leurs sentiments de peur. Des acteurs politiques, Mathurin Koffi Nago, ancien président de l’Assemblée nationale et député, Galiou Soglo, Hélène Kêkê Aholou, Abraham Zinzindohoué, tous des anciens députés, Georges Bada, maire d’Abomey-Calavi Lionel Agbo, Joël Aïvo, Denis Amoussou Yéyé, Raphaël Loko, jugent l’heure suffisamment grave et ne comptent pas rester les bras croisés ou la main au menton. Il faut agir pour conjurer le pays du mauvais sort. Selon des informations qui leur parviennent, on pourrait craindre un certain désordre au cours du processus devant conduire au choix d’un nouveau président de la République. Le 1er tour de ce scrutin est fixé au 28 février prochain, mais déjà les débats d’idées sont étouffés par des manœuvres qui inquiètent. Dans un tel contexte marqué par la psychose, il y a lieu d’ouvrir des concertations pour apaiser les uns et les autres. En allant se confier à l’ex-président de la République qui partage d’ailleurs les mêmes inquiétudes, ces personnalités politiques attendent de lui des actions efficaces pour calmer le jeu avant qu’il ne soit trop tard. C’est ce que le peuple attend également de lui. Il s’agira d’élaborer et de faire fonctionner une stratégie pour susciter un élan patriotique chez les protagonistes de l’agitation politique de l’heure. Pour Nicéphore Soglo, c’est normal que les gens le sollicitent parce qu’ils sont dominés par un sentiment de peur, peur de ce que le pays balance dans le chaos. «Il faut faire attention, nous sommes au bord du précipice. On joue avec le feu. Ne jouons pas à ce jeu. Il faut que chacun sache raison garder en ramenant la balle à terre. La pire de toutes les guerres, c’est la guerre civile. Ça décime toute la famille et laisse des séquelles aux générations futures. Gardons notre sang froid. Le pays est au-dessus de tout le monde et le patriotisme permet de dépasser tous les clivages», a martelé Nicéphore Soglo, contacté au téléphone. Il est allé au-delà en rassurant les acteurs. « Vous êtes là, ça nous rassure », a-t-il laissé entendre. Il est annoncé dans la foulée d’autres rencontres. Des têtes couronnées sont attendues ce jour au domicile de l’ex-chef de l’Etat. C’est maintenant que le plus dur commence, car il faut du sacrifice, du patriotisme, surtout du dialogue, qui au-delà des sensibilités, des diversités et des intérêts, est gage d’avenir. Tout cela est encore possible. «L’impossible n’est pas béninois, c’est peut-être le Béninois qui joue un peu à l’impossible », a dit l’autre.

Fidèle Nanga  

Absence suspecte de Léhady chez son père

Hier, à la rencontre qui a réuni des têtes de pont de la politique béninoise, Léhady Soglo, Maire de la ville Cotonou et président du parti la Renaissance du Bénin n’était pas présent. Selon des participants à cette séance, il s’est fait représenter par son directeur de cabinet Francis Loko. Des voix qui ont requis l’anonymat se sont demandé ce qui pourrait amener Léhady Soglo à manquer ce grand rendez-vous. Cette absence semble signifier que le Maire de Cotonou minimise la question à l’ordre du jour. Jusque-là, personne n’arrive à comprendre la raison pour laquelle Léhady Soglo semble négliger ce grand débat national.  Mais il ne serait pas mauvais de dire que Léhady Soglo a choisi d’éviter des personnalités comme Galiou Soglo qui étaient présentes à cette rencontre.

AT