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Lionel Zinsou, Gal Gbian, Eric Houndété, comme les autres présidentiables sont inactifs sur le terrain

Qui ira, en premier, au charbon ? Les potentiels candidats béninois s’observent toujours. La folle ferveur notée, il y a quelques mois au niveau de certains candidats, s’est estompée. Plus de messages intempestifs sur les réseaux sociaux, plus d’articles de sondage dans les journaux. Que cache ce silence ?

Ils ont quand même bien commencé. Qu’est-ce qui a pu bien calmer certains candidats ? Il y a quelques mois, on assistait aux publications sur les réseaux sociaux, la distribution de calendriers et gadgets à leurs effigies, des réunions éparses dans les quartiers, mais là, les ardeurs se sont calmés. Plus d’engouement de la part de ceux-là même qu’on voyait régulièrement. Beaucoup lisent, à travers tout ceci, une forme de recul face à la désillusion des récentes élections. Les ambitions affichées par certains partis politiques à la veille des élections législatives et communales les laissaient penser qu’ils pouvaient obtenir le suffrage des Béninois aussi facilement. Les ambitions étaient très grandes et ils se voyaient toucher le ciel. Mais, l’exercice des récentes élections ont, sans doute, amené beaucoup à revoir leurs copies. Ils se sont, sans doute, rendus à l’évidence que ni le Bénin encore moins Cotonou n’est aussi facile à ‘’croquer’’. Du coup, les ambitions ont été peut-être revues à la baisse par les potentiels candidats qui étaient au charbon pendant les récents scrutins. Le niveau d’éveil et de conscience des populations semble légèrement accru ce qui n’a pas trop facilité les anciennes méthodes. Ce calme peut donc justifier une forme de méditation profonde des candidats. Un repli tactique pour revoir les formules et s’armer davantage. Au-delà de cette réalité qui ne manque pas de pertinence, il y a également le schéma politique qui a été substantiellement modifié ces derniers mois. En effet, le dernier remaniement ministériel a donné vie à une nouvelle forme de conjecture autour d’un potentiel candidat de poids en la personne du Premier ministre Lionel Zinsou. Celui-ci que beaucoup soupçonnent d’être le dauphin du président Yayi Boni n’est pas un poids plume. Il a une expérience technique et politique avérée et se retrouve au cœur même du gouvernement français. Du coup, les calculs sont bouleversés. Dans la foulée, Patrice Talon, un autre acteur politique de taille est présenté comme candidat en 2016. Les données de départ changement substantiellement. Mais ce qui est curieux est que, depuis lors, tout s’est vraiment calmé. Plus aucun bruit depuis cette annonce. L’Union fait la nation qui était pratiquement fin prête pour organiser ses primaires s’est curieusement abstenue. Certaines informations distillées récemment par certains canaux font état d’une opposition de l’Un à soutenir la candidature du magnat du coton. Le calme actuel n’est donc pas anodin. Il annonce une vraie « grande tempête ». Les prochains jours seront forcément croustillants.

 AT