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justice audienceLe seul argument qu’ils ont, vient de tomber. Les adeptes de l’impunité voient sauter comme un fusible l’arme qu’ils brandissent à tour de bras. La ritournelle de Justice deux poids deux mesures est définitivement une vieille chanson depuis. Antoine Dayori (grand soutien du Nouveau départ) séjourne désormais en prison.

Quand la justice appelle, on se présente. Antoine Dayori a donné l’exemple en se rendant disponible à toutes les sollicitations des hommes en toge. L’homme qu’on peut appeler légaliste s’est conformé aux sollicitations de la Brigade économique et financière et du Procureur de la République. Laissé en liberté après la première audition, il a été présenté une seconde fois au Procureur de la République. Le représentant du Ministère public a estimé, au regard des éléments dont il détient, de le mettre sous mandat de dépôt après la seconde audition. En réalité, la décision du Ministère public de le mettre sous mandat de dépôt est inspirée par le souci de permettre l’approfondissement des recherches en vue de faire toute la lumière sur le dossier en question. Il ne s’agit nullement d’une façon de jeter en pâture des gens qu’on n’aime pas, ni un acharnement contre une classe politique. L’exercice relève des prérogatives de la justice et elle est la seule à définir avec précision le moment adéquat au regard des éléments dont elle dispose. Lorsqu’on est sollicité, le seul geste responsable et républicain, c’est de se présenter. Il s’est gardé aussi de fuir. C’est  d’ailleurs ce qu’a fait Antoine Dayori en se refusant d’obstruer le travail des acteurs de la justice. C’est un acte à saluer. Si au regard des enquêtes après ouverture de l’information, le Juge d’instruction estime que le dossier est vide, il prendra en son temps la décision qui convient. Se présenter à la justice est un acte de grandeur. On réalise donc que ces acteurs politiques qui se disent représentants du peuple, donneurs de leçons et qui prennent le large à la suite d’une interpellation ne sont rien d’autres que des ignorants des lois de la République. On peut même être un peu dur et les traiter de vils individus car, en réalité, ils ont purement et simplement agi par désinvolture. En plus d’une obstruction qui est déjà une infraction à la loi, c’est un acte qui est en conflit avec la morale et la responsabilité. Un peuple responsable doit sanctionner cette catégorie de politiciens, car ils n’ont aucune valeur à prôner. Qu’ils soient sur n’importe quel point de la planète, ils doivent comprendre qu’ils sont persona non grata et aucun argument d’exilé politique ne saurait convaincre.

 Exhortation à Koutché, Djènontin et autres à la bravoure

 Ils doivent cesser d’user de subterfuges et faire face à la justice avec joie et passion. La valeur qu’ils ont et la foi qu’un grand nombre porte en eux imposent de leur part des actes de grandeur. Ils ne doivent pas fuir comme le font certains vils individus (qui ne méritent pas d’être appelés politiciens), mais répondre fièrement aux sollicitations de la justice. Lorsqu’on a raison, on n’a pas peur. Antoine Dayori a montré l’exemple, les acteurs de l’opposition doivent en faire de même. A les écouter, on a le sentiment qu’ils affichent assurance par rapport aux dossiers pour lesquels la justice les interpelle. Au cours de sa dernière sortie, l’ancien ministre des finances n’a pas laissé transparaître la moindre crainte en abordant le dossier Fnm. Il est resté comme on le dit droit dans ses bottes. Une attitude qui impressionne et qu’on espère bien voir transparaître dans les actes à travers une réponse favorable aux sollicitations de la justice. Le premier acte responsable qu’on attend de lui, c’est déjà de se mettre librement à la disposition de la justice, car un mandat d’arrêt contre une grande personnalité comme lui ne sonne pas bien. On attend la même attitude de la part des autres cadres politiques de l’opposition interpelés. Ce n’est qu’une question de morale publique.

 AT