Spread the love
centre-lanta
Les responsabilités de ce centre de spiritualité sollicitent l’appui de leur archevêque Mgr Victor Agbanou et du gouvernement

Le centre de vie et de spiritualité de Lanta accueille chaque année des centaines de personnes désireuses d’approfondir leur vie spirituelle. Construit en 2001 à Lanta à Klouékanmè,  dans le département du Couffo, ce centre encore appelé « Dame de l’Espérance » se révèle comme un endroit où les hôtes s’arment en  stratégies de prières pour  affronter  la vie et aller à la rencontre de Dieu.

Le centre de vie et de  spiritualité de Lanta est un lieu de prières et de méditations. Construit sur les collines de Klouékanmè, il accueille chaque année de nombreux  pèlerins qui viennent s’abreuver des pratiques et principes de la spiritualité. Fondé en 2001 par le père Louis Senyanu Hondoco, il a pour mission d’aider les pèlerins à approfondir leur foi. Pour le missionnaire de Dieu,  »Notre Dame de l’Espérance » est «une mission de l’Eglise catholique qui dépend du diocèse de Lokossa. Le diocèse de Lokossa recouvre le Mono et le Couffo.  C’est un centre d’accueil de formation à la vie », confie-t-il. A l’en croire, c’est un lieu de méditation qui est ouvert à toutes les congrégations religieuses et couches socioprofessionnelles. Selon lui, toutes les personnes de différents sexes, religions et races peuvent venir s’y recueillir.  « Il n’y a pas de  restriction. Nous accueillons tout le monde. Nous recevons les femmes, les adultes, les protestants et les musulmans,  ainsi que des enfants », fait-il savoir Louis Senyanu Hondoco. Par rapport à la durée de la formation et au coût, aucune obligation  n’est faite aux clients. Pour le messager de Dieu, Louis Senyanu Hondoco, ce sont les hôtes qui décident eux-mêmes de la durée de temps à faire dans ce centre. « Je n’ai  jamais fait de publicité. Donc ceux qui sont dans le besoin finissent par nous trouver ici. Ce centre catholique diffuse les enseignements bibliques. Et c’est selon le besoin de celui qui vient nous voir. Il y a par exemple une personne qui suit actuellement la formation pour une journée. Il y a d’autres personnes qui demandent un mois ou une semaine ou autres quinze jours.  Il y a des gens qui demandent même à se faire former pendant un an. Ils partent parfois et reviennent pour renforcer leurs connaissances », a-t-il fait remarquer. Avec l’assistance de restaurateurs, de cuisiniers et des religieuses, le premier responsable du centre de spiritualité de Lanta travaille d’arrache-pied pour rendre agréable le séjour des pèlerins.
 Des outils pour affronter l’existence
 Il fait feu de tout bois pour satisfaire tous ceux qui sollicitent ses prestations. « Le centre fonctionne sur le principe de solidarité. C’est-à-dire que ceux qui acceptent payer plus qu’il n’en faut,  viennent en aide à ceux qui n’ont pas assez de moyens pour se faire former. Donc il n’y a pas de coût, mais il y a une modique somme de 6000 FCfa que les clients doivent payer pour couvrir les charges de réfection et de dortoir.  Donc des gens donnent suffisamment selon leurs moyens pour permettre à ceux qui n’en ont pas assez d’en bénéficier» explique-t-il. Abordant les programmes de formation du centre, le premier formateur de ce lieu de prières,  a avoué qu’il donne aux séminaristes des indications devant leur permettre de rencontrer Dieu. « Nous donnons à ceux qui viennent chez nous des outils devant leur permettre de se former et d’affronter la vie quel que soit l’endroit où ils se trouveront. Celui qui vient et dit je veux faire 3 jours bénéficie des indications qui lui permettrons de faire son expérience de 3 jours.  Nous avons prévu 31 cases. Mais nous disposons de 16 cases. Ces locaux ne suffisent pas parfois », a-t-il indiqué. Bâtie sur un lieu très retranché de la ville, Dame de l’Espérance est loin d’être une paroisse. Il est selon son fondateur un centre qui offre toutes les conditions adéquates pour des prières et des méditations. « Nous ne célébrons pas des messes ici comme dans une paroisse. C’est un centre de spiritualité. Donc, viennent à la messe, seuls ceux qui veulent faire l’exercice spirituelle. D’ailleurs les messes que nous faisons sont dédiées à elles. En revanche, d’autres personnes peuvent s’ajouter à elles pour suivre la messe et la formation spirituelle », fait-il observer.
 A propos de l’incident de 2016
 Malgré tout ce que ce centre offre aux populations, il a fait l’objet d’actes de vandalisme l’année dernière. Pour, le père Louis Senyanu Hondoco, le centre a subi ces actes de vandalisme parce qu’il empêcherait la pluie de tomber. Contrairement à ce que laissent croire certaines personnes de la localité, pour l’homme de Dieu ce ne sont pas les populations de la localité qui ont orchestré ce coup mais plutôt un chef de culte vodoun. « Il s’agit d’un chef de culte vodoun qui est allé chercher des malfrats pour venir casser nos statues.  Le prétexte, c’est que nos prières dérangent. « Ils disent que nos prières dérangent leurs cultes. Ils disent que nos présences les dérangent. Par conséquent ils veulent nous chasser. Parmi eux, il y a un qui a tué son père. Alors j’ai appelé la gendarmerie et porté plainte. Ils disent aussi que nous empêchons la pluie  de tomber,  alors que depuis que je suis là, il pleut chaque année », s’est-il défendu.  Face à ces actes ignobles, le père Hondoco a exhorté les populations de la localité à ne pas céder à la violence ni aux intoxications. « Nous ne devons pas nous battre pour  de la religion. Nous n’avons qu’un seul Dieu. C’est chez les occidentaux qu’il y a des guerres de religions. Nous n’avons qu’un seul créateur. Nous devrons nous aimer et nous aider », a-t-il ajouté.
 
Claude Ahovè
(Br Mono-Couffo)