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djogbenouLe point de presse du Conseil des ministres du mercredi 02 mai 2018, a été l’occasion pour le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou, d’expliquer le principe du mandat d’arrêt décerné à Mohamed Hinnouho Atao par le juge.

L’affaire Atao qui défraie la chronique a été au cœur des préoccupations du point de presse du Conseil des ministres du mercredi 02 mai 2018. Le ministre de la Justice, Joseph Djogbénou a saisi l’occasion pour lever le voile sur le principe du mandat d’arrêt. Selon lui, où qu’il se trouve, l’individu à qui ce mandat est décerné ne devrait plus être libre de ses mouvements. Expliquant le cas Atao, Joseph Djogbénou a fait savoir que du moment où l’intéressé est sous le coup du mandat d’arrêt, il devrait être gentiment déposé à la maison d’arrêt la plus proche. Même devant le juge, a-t-il ajouté, il doit être pris et jeté en prison en attendant d’être de nouveau devant le juge. Tout en réfutant les allégations selon lesquelles il y aurait une main politique derrière cette affairequi chercherait à tout prix à nuire à Atao, le ministre de la Justice a fait savoir que dans le dossier «Faux médicaments», de nombreuses têtes sont tombées et beaucoup de personnes croupissent en prison.Par ailleurs, le ministre Djogbénou s’est inscrit en faux  contre les informations faisant état de ce que Mohamed Hinnouho Atao aurait été rudoyé par les éléments de la Police Républicaine dans les couloirs du parquet.Tout en dénonçant cette campagne d’intoxication et de dénigrement menée par des apatrides tapis dans l’ombre de l’opposition, il a indiqué que le dossier «Faux médicaments» est suffisamment grave dès lors qu’il a conduit de nombreuses personnes en prison.

Alors qu’il est cité en flagrant délit dans l’affaire «Faux médicaments», le député du Réso-Atao dans la 15ème circonscription électorale n’a trouvé autre formule que de prendre ses jambes au cou. C’est alors que le juge a décerné à son encontre un mandat d’arrêt. Mais le vendredi 27 avril 2018, il s’est présenté au tribunal avant d’être transféré au Cnhu.

Odi I. Aïtchédji

  Les avocats de Atao : « Il n’y a aucune raison de le détenir »

Le feuilleton Atao continue d’alimenter la polémique. Les avocats de Mohamed Hinnouho Atao sont montés au créneau pour donner leur part de vérité. Par l’entremise d’une conférence de presse organisée lundi 07 mai 2018 au Codiam à Cotonou, la défense a tenu à livrer sa version des faits sur le dossier. Maîtres Baparapé et Boccovo ont confirmé que leur client a été brutalisé par les éléments de la Police République. Selon eux, le député de la 15ème circonscription a pris le maquis parce qu’il n’aurait aucune idée sur son inculpation. Après quelques mois de cavale, le présumé trafiquant de faux médicaments s’est présenté au juge qui a délivré un mandat d’arrêt contre sa personne. Dès lors, a expliqué Me Boccovo, il n’y a plus de raison de placement en détention provisoire. Mieux, il a confirmé que son client n’est pas poursuivi en procédure d’urgence et qu’il n’y aurait aucune raison de le détenir. «L’infraction flagrance obéit à des règles. A quel niveau il a été surpris en flagrant délit ?», s’est demandé Me Boccovo. A l’en croire, il s’agit ni plus, ni moins d’un acharnement procédural. «Les coups et blessures reçus par mon client lui ont permis d’être orienté vers un médecin psychiatre», a-t-il indiqué.

Concernant le certificat médical de Atao qui ne renseigne pas des sévices corporels exercés sur le présumé délinquant, ses avocats ont fait observer que tous les coups n’ont pas d’impact sur le corps.

O. I. A.