Spread the love

ba77925_25404-1iuptbrL’intersyndicale des pharmaciens du Bénin s’est prononcée ce jeudi 15 mars sur le procès de faux médicaments, une l’affaire au cœur du secteur depuis quelques semaines. Après une assemblée générale, les membres de  cette organisation se sont dits surpris par le verdict donné hier mercredi. C’est un sujet qui repose le problème des réformes à opérer dans ce domaine, raison pour laquelle il sollicite une audience avec le ministre de la santé et le chef de l’Etat afin de discuter de certaines réalités qui ne sont pas forcément évoquées au tribunal. Pour le porte-parole  docteur Louis Koukpemindji, ce dossier n’est que la conséquence de longue années de dysfonctionnement dans le secteur. Des dysfonctionnements qui selon lui sont dans une grande partie imputable aux structures étatiques de contrôle notamment la direction de pharmacie qui n’a pas suffisamment de moyen pour faire efficacement son travail. « La loi dispose  que ces services d’inspection doivent visiter tous les établissements pharmaceutiques deux fois par an. Si ces contrôles avaient été faits de façon régulière, les dysfonctionnements évoqués aujourd’hui auraient pu être relevés » précise Louis Koukpemindji. Par rapport aux inquiétudes des consommateurs sur la qualité des médicaments en pharmacie, le porte parole de l’intersyndicale estime qu’il ne devrait pas avoir de crainte. Puisque ce qui est en cause dans ce dossier à l’en croire c’est plus une question de respect de procédure de qualité des médicaments.

Marcus Koudjènoumè