Spread the love

FFLes présumés auteurs des actes de vandalisme des 1er et 2 mai 2019 à Cotonou quartier Cadjèhoun au lendemain des législatives comparaissent depuis la matinée de ce mardi 28 mai 2019 au Tribunal de première instance de Cotonou. Les personnes interpellées devront répondre de leurs implications ou non dans ces actes de vandalisme.

Le juge en charge du dossier des prévenus impliqués dans les manifestations des 1er et 2 mai à Cadjèhoun Rodolphe Azo se déclare incompétent pour le jugement de plusieurs supposés manifestants. En effet le ministère public estime dans ses réquisitions que le dossier tel qu’il se présente nécessite des compléments de preuves puisqu’il y a des éléments d’appréciation qui font défaut. Ce qui ne permet pas au tribunal de juger. En attendant donc d’avoir d’autres éléments de précisions après enquête, le ministère public à inviter le tribunal à se déclarer incompétent. Doléance acceptée par le juge en charge du dossier qui aura le temps de mieux se pourvoir pour une meilleure orientation du dossier. A en croire Maître d’Almeida, conseil des prévenus, « le dossier sera renvoyé dans un cabinet d’instruction avec désignation d’un juge d’instruction pour mieux fouiller davantage. Pendant ce temps, il est regrettable que nos clients dont certains sont surement innocents retournent en prison. C’est le regret que j’exprime véritablement en cette situation ». Deux chefs d’inculpations sont retenus contre les prévenus. Infraction d’attroupement non armé et incitation à la haine et à la révolte. A noter que dans le lot des accusés, nous avons Philippe Aboumon, neveu de l’ancien chef de l’Etat Boni Yayi, et le Chef du 13 ème arrondissement Folly Bébé. L’audience n’a pas encore pris fin puisque tous les prévenus ne sont pas encore écoutés. Il faut rappeler que la ville de Cotonou a été le théâtre de plusieurs actes de vandalisme, les mercredi 1er et jeudi 2 mai 2019. Et pour cause, une information faisant état de « la tentative d’arrestation de l’ancien chef d’Etat, Boni Yayi », a engendré un mouvement de foule puis, des échauffourées entre forces de l’ordre et « badauds », supposés auteurs de plusieurs actes de vandalisme et de vols.

Marcus Koudjènoumè