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justice2Le dossier en appel relatif au trafic illicite de médicaments livre ses contours. Hier mardi 7 novembre, les auditions des grossistes répartiteurs  se sont poursuivies tard  dans la soirée. Les réquisitions et plaidoiries sont prévues pour le mardi  prochain. Mais avant, la défense s’est défoulée avec une pelle d’exception que le Président devra dénouer avant les débats au fond mardi prochain.

Avocats et juges étaient visiblement sous le coup de la fatigue, mais les proches amis et parents des grossistes répartiteurs semblent encore très tenaces. La décision de renvoi de la cause à mardi n’était pas vraiment du goût de beaucoup. Pourtant,  il était environ 11 heures du soir. En effet, à la suite des auditions qui ont pratiquement pris toute la journée, le Président de céans, Hubert Arsène Dadjo, a contre toute attente, décidé de la poursuite des débats après une suspension d’une heure.  A la reprise, l’assistance était sûre que les réquisitions et plaidoiries allaient démarrer, mais flop. La défense a déployé une pile d’exceptions qui donne une autre tournure au  débat. L’ambition est d’obtenir du juge la nullité de la procédure et la relaxe des prévenus. Dans leurs plaidoiries, les avocats ont soulevé, pêle-mêle,  la violation des droits de la défense, la violation  du principe  de la présomption d’innocence et  de la séparation des pouvoirs.  Ils ont également plaidé à l’unanimité la nullité des procès-verbaux d’enquête  préliminaire et la nullité de l’auto-saisine du parquet en violation aux articles 49 et 50 de la loi portant protection du consommateur.  La partie civile, pour sa part, a demandé à la Cour de rejeter les exceptions, car celle-ci, selon elle ne concerne pas la décision rendue en première instance. La Cour a observé une suspension sollicitée par le Ministère public représenté par l’avocat général Pierre Dassoundo Ahiffon. Au retour d’une suspension d’une trentaine de minutes, le Ministère public a fait ses réquisitions par rapport aux plaidoiries de la défense. Il a relevé des insuffisances liées à une absence de référence légale à l’appui des exceptions soulevées. Il a demandé à la Cour de passer outre et d’ordonner la poursuite des débats. Le Président de céans a décidé du renvoi de la cause à mardi prochain.

HA