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ICC-SERVICESLes plaidoiries ont démarré ce lundi 4 février 2019 à la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme Criet. C’était la 30 ème journée du procès Icc services. Les choses sont allées très vite. Et on est fixé sur les peines requises par le ministère public.

Le ministère public requiert 10 ans de prison ferme avec une centaine de millions d’amende pour chacun des accusés Guy Akplogan, Emile Tégbénou et Ludovic Dohou. Il s’agit de 150, 125 et 100 millions. Pour Etienne Tihoundjro, Clément Sohounou et Michel Agbonon, ce sera 10 ans dont 9 et 8 fermes pour les deux premiers  plus une amende de 75 millions chacun et 8 ans  fermes pour le dernier. Grégoire Ahizimè a vu son chef d’accusation requalifié en blanchiment de capitaux, le ministère public a requis 5 ans dont 30 mois fermes contre lui plus une amende de 5 millions de francs cfa. Pour Justin Dimon c’est un acquittement au bénéfice du doute. A l’encontre des  accusés, Brice Kouton et Murielle Kouton, absents au procès, le procureur spécial requiert 5 ans de prison ferme avec mandat d’arrêt et 5 millions d’amende. L’ensemble des accusés a été condamné à payer le franc symbolique à l’État au titre de dommages. Ajoutons que le ministère public a  abandonné la charge « d’association de malfaiteurs » contre les accusés se basant sur cette information qui est apparue de façon constante lors de l’instruction du dossier à la barre. Guy AKPLOGAN est le seul concepteur de la structure Icc services. Les autres charges  retenues contre les accusés sont « Escroquerie avec appel au public », «  complicité d’escroquerie avec appel au public », « exercice illégal d’activités d’épargne et de placement » et « blanchiment de capitaux ».

Quid des victimes

Les victimes ont bénéficié de situations atténuantes. Elles ne seront pas poursuivies mais seront dédommagés avec les sous issus de la vente des biens meubles  et immeubles des accusés. Une situation atténuante qui découle de l’imputation de la responsabilité de l’étendue des dégâts de cette affaire à certaines autorités politico-morales qui se sont affichées avec les promoteurs de Icc services que sont l’ancien chef d’Etat Yayi Boni, les anciens ministres Kogui N’douro, Abraham Zinzindohoué, Grégoire Akoffodji et Rébécca Yayi Aboumon de même que  Roger Djogba. Les juridictions doivent être saisies parce que le gouvernement et son chef d’alors ont failli selon les réquisitions du ministère public représenté par Gilbert Togbonon. D’abord la première branche, représentant l’Etat béninois,  maitre Marie-José Gnonhoué, Spéro Quenum et Olga Anassidé et la seconde branche pour le compte des victimes est composée des avocats Gustave Kassa, Agathe Affougnon Ago et Alain Orounla. Demain, on devrait écouter les avocats de la défense dans leurs plaidoiries. Et les répliques de chaque partie

Claudine Vodounon