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ICC-SERVICESLa deuxième journée de la suite du procès Icc services a lieu ce mardi 18 décembre 2018 à la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) à Porto-Novo. Les débats entamés ont été suspendus dans une ambiance plutôt tendue par le président de la cour, Cyriaque Dossa. L’audience reprend demain mercredi 19 décembre 2018.

Oui pour éviter que l’ambiance bon enfant dans laquelle se déroulait le procès depuis hier ne soit pourrie. Une suspension est intervenue mais les débats vont se poursuivre ce mercredi 19 décembre 2018. Avec le sachant, l’ancien procureur général, Georges Constant Amoussou, celui –là même accusé et incarcéré dans cette affaire en 2010. Il lui était reproché d’avoir été le conseil juridique de la structure Icc services. Aujourd’hui libre de ses mouvements, il a été interrogé afin d’éclairer la religion de la Cour. Les interrogatoires ont permis à l’ancien procureur général de donner sa version des faits. Il a déclaré que l’affaire Icc services a été mise en place par le système de l’époque afin de passer deux décennies au pouvoir. Une conclusion qu’il a basé sur trois piliers. D’abord, la plainte de 2010 du ministre des finances, le procès verbal de l’enquête préliminaire et ensuite la déclaration en 2014 de l’actuel secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koukpaki. Pascal Koukpaki qui pour le procureur spécial est fortement impliqué dans le dossier Icc services. En dehors de l’ancien procureur général, deux accusés ont été écoutés. Il s’agit de Guy Akplogan, promoteur de Icc services qui a notamment assuré qu’il aurait pu rembourser tous les déposants, si on n’avait pas mis  fin à ses activités. « Tous ses avoirs ont été confisqués avec ceux de Emile Tégbénou », a-t-il confié. Emile Tégbénou va  préciser que ce sont  27 milliards 50 millions de francs Cfa, qui ont été vidé de ses coffres-forts à son domicile. Un accusé qui a réussit à arracher des sourires à l’assistance avec par exemple cette réponse, je cite «  c’est un don » fin de citation quand la Cour l’a interrogé sur comment il s’est lié d’amitié avec l’ancien président Boni Yayi. « Je lui exécute des missions non officielles », aussi a confié Emile Tégbénou. Il y a encore plusieurs accusés à écouter avec des témoins comme, Victor Topanou, Armand Zinzindohoué.  » Sévérine Lawson, Grégoire Akofodji et bien d’autres se sont ajoutés à la liste des témoins ce mardi 18 décembre 2018″,  a annoncé le procureur spécial près la Criet, Gilbert Togbonon.

Claudine Vodounon