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Bienvenu KoudjoLa Direction de l’enseignement supérieur a organisé les 21 et 22 septembre 2018 à Cotonou, un atelier d’évaluation du processus de classement des nouveaux bacheliers. Cette rencontre a permis aux acteurs de l’éducation de réfléchir sur les différents problèmes que pose la formation des apprenants du supérieur.

Pour relever le défi de la gestion des flux des étudiants, le ministère de l’Enseignement supérieur a, depuis plus d’une décennie, initié un mécanisme susceptible d’offrir aux nouveaux bacheliers un accès aux écoles et instituts de formation professionnelle, basé sur les mérites et l’équité. C’est donc pour évaluer cet instrument en vue de le rendre plus efficace que cet atelier a initié. Selon Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du Mesrs, ce dispositif qui a connu plusieurs mutations au fil des années, repose essentiellement sur quatre paramètres. Il s’agit des filières de formation choisies par le nouveau bachelier, la moyenne des trois matières fixées comme principales pour chaque filière, pondérée avec la moyenne générale obtenue au baccalauréat, la capacité d’accueil des établissements d’enseignement supérieur et de formation et les quotas de bourses disponibles selon les ressources de l’Etat. « Ces critères, ajoutés à l’autonomisation du classement, ont fait de ce dispositif une modalité d’accès unanimement saluée par l’ensemble des acteurs, car elle a apporté au mécanisme d’accès à l’enseignement supérieur public une rationalisation et une équité lisibles par tous les postulants. Mais après plus de dix ans de mise en application, il est maintenant nécessaire d’en faire le bilan, d’évaluer le dispositif afin d’en corriger les insuffisances et d’en optimiser les atouts pour le rendre plus efficace », a-t-il précisé. En effet, dans son état actuel, le mécanisme offre aux candidats quatre possibilités en matière de choix des filières. Quoique confortable pour les postulants, cette possibilité de choix multiple entraîne, chaque année, une masse non négligeable de demandes de rectification de choix de filière, juste après la proclamation des résultats du baccalauréat et, parfois même, après la publication des résultats des travaux de la Commission de classement. Pour répondre à ces préoccupations, les acteurs de l’éducation ont réfléchi sur cinq thématiques dont entre autres, « Bilan de l’organisation des concours : avantages et inconvénients » et « Effets des différents modes d’entrée en 1ère année des écoles professionnelles sur les résultats académique ».

 O.I.A.