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Béchir Mahamat
Béchir Mahamat fait des propositions pour sortir le football béninois de l’ornière

Dans une opinion rendue publique en fin de semaine dernière, Béchir Mahamat, entraîneur de football et vice-président de l’Association des centres de formation sportive (Acefos), invite les acteurs à faire le meilleur choix pour relancer le football béninois en proie à d’énormes difficultés depuis plusieurs années. Lisez plutôt…

« Les campagnes pour les élections à la Fédération Béninoise de Football  (Fbf) battent leur plein. Surtout, de la part de ceux qui sont responsables de la déchéance dans laquelle ils ont précipité le football béninois. Amputés du sens de la moralité comme des êtres amoraux qu’ils se targuent d’être, ils se complaisent dans l’impunité mafieuse qui régente la gestion de la Fifa et ses démembrements, dirigés par leurs sbires. L’honneur du pays, le bien-être des techniciens et des joueurs n’est, même pas, le cadet de leurs soucis. Le Bénin est l’un des pays où la valse des entraîneurs est des plus fréquentes, pour des résultats des plus calamiteux. Une véritable descente aux enfers. C’est comme si ces gens sont les dignes descendants de Pyrrhus. Toutes leurs victoires sont, systématiquement, transformées en catastrophes pour le football béninois. Même nos arbitres en sont  victimes, eux qui n’auront aucun représentant pour la toute prochaine phase finale du Chan. Pendant ce temps, de bonnes volontés se plient en quatre pour permettre à notre football de survivre. A commencer par le Ministre Osvald Homéky qui s’est démené comme un beau diable pour réconcilier l’inconciliable. Ensuite, les Présidents de clubs qui, au détriment de leurs propres entreprises et familles, ont puisé dans leurs deniers pour  permettre à  nos différents championnats d’aller à leur terme. Encore, enfin et toujours, le même Ministre Homéky qui a réussi à convaincre le Gouvernement de subventionner une partie des financements des dirigeants de clubs. Même si cette action s’est faite avec un retard assez sensible, force est de reconnaître qu’en l’occurrence, le Gouvernement du Président Talon a usé  d’une véritable acrobatie budgétaire. Parce qu’il ne lui revenait pas de contribuer au déroulement d’un championnat « dit » professionnel. Et, par surcroît organisé par une Fbf qui se veut autarcique. A présent, il faudra que nous apprenions à être sérieux, à parler ou à écrire sérieux. Les prioritaires, pour être membres du nouveau bureau de la Fbf, devront être les Présidents de clubs qui ont pris d’énormes risques familiaux et sociaux pour se lancer dans une aventure qui s’annonçait des plus périlleuses. Il faudrait qu’ils apprennent à être des Rois au lieu de n’être que des seconds couteaux, juste capables de voter pour les autres. Il faudra que, à leur tour, ils nous fassent partager leur expertise qui les a conduits à bien gérer leurs entreprises familiales,  sociales et sportives. Si l’on oublie ces priorités, notre chance de ne pas tomber dans des travers irréversibles s’en trouvera  irrémédiablement compromise. Pour des générations et des générations. »

Béchir Mahamat