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COTONNIEREL’association interprofessionnelle de coton (Aic) a bouclé hier mercredi 5 octobre 2016 sa mission conjointe avec le Ministère en charge de l’agriculture dans les départements du Borgou et de l’Alibori. Dans ces deux régions du basin cotonnier du pays, la superficie emblavée pour cette campagne qui s’annonce satisfaisante est estimée à 258 000 hectares.

Sur une estimation globale nationale de 418 000 hectares pour la campagne cotonnière de 2016-2017, les producteurs des départements du Borgou et de l’Alibori ont apporté à eux seuls, 258 000 hectares. Le Borgou a atteint 58 000 hectares de superficie emblavée et l’Alibori 200.000 hectares avec près de 95% de cette emblavure pour Banikoara. C’est du moins ce qu’a révélé la mission conjointe organisée par l’Association interprofessionnelle de coton et le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche au terme de ses séances de travail tenues avec les responsables des organisations des producteurs dans ces deux départements. Ces données émanent des Responsables de développement rural dans chacune des communes desdits départements qui ont présenté l’état d’avancement de la campagne cotonnière en cours. A chacune des étapes de la mission, la délégation conduite par le Président de l’Aic a visité des exploitations cotonnières. A la   synthèse de la mission présentée par le Secrétaire permanent de l’Aic, on retient que plusieurs points ont été évoqués pour le bon déroulement de cette campagne. Selon M. Narcisse Djegui, les responsables du développement rural ont été organisés de façon à ce que deux d’entre eux présentent par département, la situation de la campagne dans leurs communes respectives. Ainsi de leurs interventions, on retiendra qu’il ya eu partout des succès mais aussi des problèmes.  A la dernière étape de Kandi, ce sont les Rdr de cette localité et de Banikoara  qui sont intervenus. Les situations présentées  sont presque identiques dans l’ensemble des communes des deux départements.

Des chiffres qui parlent

Les activités actuellement sur le terrain consistent à la mise en place des intrants et aux inspections permanentes des exploitations (veille phytosanitaire). Mais à Kandi, la superficie prévue révisée est 48 752,19 ha et le rendement prévisionnel est estimé à 1000 kg à l’hectare. Pour la production attendue, les producteurs avancent même un tonnage  de 48 752,19.  Il a été constaté que les intrants ont été mis en place en qualité et en qualité et que les cotonniers se développent très bien et présentent un bon aspect végétatif. Mais des surconsommations d’intrants ont été notées au niveau de certaines coopératives villageoises. Par rapport à cette question, le Secrétaire général du ministère de l’agriculture a exhorté l’Aic à poursuivre la réflexion pour maîtriser la situation afin que les producteurs qui travaillent, puissent entrer en possession de leurs fonds coton que d’avoir des problèmes d’impayés de crédit intrants. M. Abdoulaye Toko a entre autres mis l’accent sur la mise en place des intrants non homologués à décourager. Il est aussi revenu sur la procédure permettant la mise en place de ces intrants au sein des coopératives. Le Sg Maep n’a pas occulté la préoccupation des producteurs par rapport au non paiement des prestations au titre de la campagne écoulée. Pour lui, des dispositions ont été déjà prises au ministère pour solder environ les 800 millions. Tous les transporteurs qui ont des créances entreront en possession de leurs dus avant le démarrage de la campagne de commercialisation. La question de l’aménagement des pistes dégradées n’a pas été omise. Selon M. Toko, la réfection de toutes ces pistes sera faite avec l’implication des autorités locales, les responsables des producteurs ainsi que du ministère de l’agriculture et celui des transports. L’intervention du Président de l’Aic, M. Mathieu Adjovi a porté sur sa satisfaction du travail abattu. Le message du président Adjovi a aussi porté sur l’union de tous les égreneurs autour d’un seul bureau fonctionnel et qui s’activent déjà pour la mise en forme de leur dossier pour que la campagne de commercialisation se déroule dans de très bonnes conditions. Au cours de ces séances, les acteurs ont aussi fait savoir que les prévisions ont été largement atteintes et pour une prévision nationale de 350 000 hectares, elle est actuellement estimée à 418 000 hectares.

Hervé M. Yotto