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Comme les 3 autres maires du Grand-Nokoué, Sévérin Adjovi (à gauche) et Georges Bada adhèrent au projet du gouvernement

La séance de travail que le chef de l’Etat a eue avec les cinq Conseils communaux constituant le Grand Nokoué, vendredi dernier, a été riche en intervenions. Avec les discours de vérité tenus par les différents maires et leur enchantement à être associés aux actions du président de la République, il n’y a plus de doute qu’ils signeront l’accord cadre Gouvernement-Communes.
D’après la présentation du ministre José Tonato, chargé du cadre de vie, la mise en œuvre de ces différents projets ne se fera pas sans les acteurs locaux. A cet effet, un contrat sera signé entre l’Etat central et les collectivités locales pour une gestion participative. En réponse, les maires qui sont intervenus ont salué l’initiative et ont marqué leur accord et leur disponibilité pour la signature du contrat qui sera proposé, en respect, bien sûr des dispositions de la loi.  C’est Georges Bada, Maire de la Commune d’Abomey-Calavi qui a planché en première position pour magnifier les projets et saluer la « démarche inclusive du Gouvernement et de son chef ». Pour lui, la décentralisation a accusé un retard important dans sa mise en œuvre». Il s’est réjoui par la suite de «  ce nouveau mariage de raison entre l’Etat central et les Communes, gage d’un développement harmonieux et durable des collectivités territoriales ».  Le maire Bada a aussi apprécié le geste du président Talon, bien que ce soit le rôle des Mairies : «  Les sujets mis en débat ici, c’est vrai, sont du ressort textuel des collectivités locales. Mais l’Etat central a décidé d’accompagner, l’Etat central a décidé de faire un bond qualitatif afin d’améliorer les conditions de vie de notre vaillant et laborieux peuple à travers les quatre points débattus ce soir ». Dans son message, il a fait des doléances : « Il faut construire, mais aussi il faut donner la possibilité de gérer avec l’Etat central ». A cet effet, a-t-il dit, « le conseil communal s’engage à accompagner le Gouvernement dans la réalisation de ces projets ».
A sa suite, Léhady Soglo, maire de Cotonou, est intervenu pour saluer l’initiative du Gouvernement sur certains projets en attente de réalisation par la municipalité de Cotonou. « Le choix de ces préoccupations qui concourent à la modernisation de notre ville et à l’amélioration des conditions de vie de nos populations témoigne, encore une fois, de votre ambition pour la cité métropolitaine de Cotonou. Au nom donc, du Conseil municipal et en mon nom personnel, recevez, Excellence, Monsieur le président de la République, l’expression de ma reconnaissance pour ces projets phares que votre Gouvernement projette… ». Ceci ne l’a pas empêché d’attirer l’attention du Gouvernement sur certains projets déjà en attente de réalisation par la municipalité. Il s’agit des infrastructures marchandes de la ville de Cotonou dont une étude a été déjà réalisée par la Mairie pour une reconstruction totale. Le maire a souhaité la mettre à la disposition du Gouvernement pour qu’ensemble, une appréciation soit faite. Pour ce qui est du projet Asphaltage, le maire a souhaité qu’une étude déjà réalisée, également par la Mairie, soit aussi prise en compte. Le même souhait a été fait par Léhady Soglo pour l’assainissement urbain.
Sévérin Adjovi, de la ville de Ouidah, a dit sa satisfaction et la disponibilité entière de son conseil. « Ne croyez pas que la Commune de Ouidah va vous compliquer la tâche. Nous serons dans la logique d’accompagner le développement », a-t-il dit. Il suggère que les projets Asphaltage et la réhabilitation des marchés secondaires s’intéressent à sa Commune. Car, a-t-il expliqué, le projet de développement touristique n’a pas tout pris en compte pour Ouidah. Son homologue de Porto-Novo est allé dans le même sens. Emmanuel Zossou est prêt à signer le contrat mais a souhaité aussi que le Gouvernement se rappelle que sa Commune est la capitale politique du Bénin. Il a mis un accent sur le revêtement des voies et la réalisation d’infrastructures hôtelières. Le maire de la Commune de Sèmè-Podji n’est pas du reste en affirmant son adhésion à l’initiative. Seulement, Charlemagne Honfo a voulu que Sème-Podji bénéficie d’un grand marché international à cause de sa proximité avec le Nigeria.

Félicien Fangnon