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audience-publique-3-traiteLe Bénin sera doté dans les prochaines années d’un nouveau port en eau profonde en plus de celui de Cotonou. C’est la commune de Sèmè-Podji qui accueillera l’infrastructure. La population de cette localité a été entretenu ce samedi 12 novembre sur les tenants et aboutissants dudit projet. C’était à travers une audience publique organisée par l’agence béninoise pour l’environnement.

 Ils étaient nombreux à prendre d’assaut la maison du peuple de la commune de Sèmè-Podji pour s’enquérir des détails de la construction du port pétrolier, minéralier et commercial de cette localité. Le projet a été présenté dans sa globalité à la population qui en profité pour exposer ses inquiétudes. Les préoccupations des populations tournent autour de cinq points essentiels que sont l’érosion côtière, le dédommagement des propriétaires terriens, le plan de réinstallation qui concerne ceux qui mènent des activités sur le site à l’image des maraichers, les questions liées aux différents types de pollution et celles concernant les déplacements des fétiches. La commission chargée de l’audience publique en collaboration avec le maire de Sèmè-Podji Charlemagne Honvo a rassuré les uns et les autres sur les l’ensemble des mécanismes pour que tout se déroule normalement.  A en croire Ismaïl Hoto, directeur général adjoint de l’Abe, « toutes les dispositions sont prises compte tenu  des expériences du Port autonome de Cotonou pour pallier par exemple à l’impact majeur qu’est l’érosion côtière » Quant au dédommagement Marcel Baglo, président de la commission chargée de l’audience publique a affirmé que le promoteur a déjà mis en place un fond qui permettra de démarrer le processus. Le port pétrolier, minéralier et commercial en eau profonde de Sèmè-Podji sera construit sur une superficie de 1006 hectares pour un coût global d’environ mille milliards de francs cfa. « Nos engagements ont été entièrement  respectés. On a fini complètement  l’étude technique. Nous sommes passés aux études les plus importantes dont nos partenaires techniques et financiers ont besoin, c’est l’étude d’impact environnemental. Nous allons conjuguer les efforts avec ces partenaires et l’état pour que d’ici 2018, on commence vraiment les travaux sur le terrain » a déclaré  Lazare Gnonlonfin, représentant l’entreprise en charge des travaux.Le plan de gestion environnemental  et social de l’infrastructure sera apprécié les 22, 23 et 24 novembre prochain par un comité interministériel. Ce qui permettra au ministre du cadre de viede délivrer le certificat de conformitéà l’entreprise en charge des travaux. L’audience publique a été donc organiséeen prélude à tout ceci.C’est l’Agence béninoise pour l’environnement Abe qui approuve les termes de référence et qui apprécie le plan de gestion environnemental  et social afin de le faire valider par le ministre du cadre de vie.

Marcus Koudjènoumè