Spread the love
SAMUEL-DO
Les brimades de Yayi se poursuivent contre Samuel Dossou Aworet

Les Présidents nigérien et béninois ont saisi l’occasion du lancement de l’axe Cotonou-Parakou du projet « boucle ferroviaire » pour porter un nouveau coup à l’accord de partenariat stratégique qui était censé les lier à l’opérateur économique béninois. Ce jeudi 19 mars 2015, le président Yayi Boni, a démontré qu’il est dans une logique de déstabilisation des opérateurs économiques béninois.

Il n’est plus un secret pour personne que c’est bien ce dernier, le Béninois Samuel Dossou Aworet qui avait, en 2008, gagné le plus légalement du monde l’appel d’offres international lancé par le Bénin et le Niger dans le cadre du projet « Epine dorsale ». De fait, toutes les études de faisabilité avaient été réalisées sur toutes les composantes du projet à coups de centaines de millions de francs Cfa et une de ces composantes, le projet de Port sec de la ville de Parakou est en cours d’achèvement.  Mais faute de se voir signer en bonne et due forme les avenants nécessaires, le Groupe Petrolin n’a pas été plus loin dans la réalisation des travaux. Tout le monde sait également que c’est sur cette turpitude du gouvernement béninois qui a occasionné un grand retard dans la mise en œuvre du projet que ce dernier s’est finalement et en toute illégalité fondé pour faire appel au Groupe français Bolloré afin de lui confier la réalisation des marchés précédemment gagnés par le Groupe Pétrolin.
Le dernier acte en date de cette série d’actes destinés à vider le Projet Epine dorsale de sa substance est donc cette annonce spectaculaire faite par le Président nigérien Mahamadou Issoufou, de la dissolution prochaine de l’Organisation Commune Bénin-Niger (Ocbn) chargée du transport ferroviaire entre les deux pays, et dont, dans le cadre des marché auxquels il a soumissionné et gagnés, le Groupe Pétrolin avait en principe la concession. Alors se posent certaines questions simples : Peut-on dissoudre une société créée par des accords bilatéraux  par la signature de deux (02)  ministres des affaires étrangères sans passer  par  les assemblées nationales des Etats pour une ratification ? Les Etats ont-ils procède a la dénonciation des accords bilatéraux de 1959 et 1977 ? Pourquoi Samuel Dossou Aworet qui aurait dû tout au moins bénéficier de 20% de la réalisation du marché comme proclamé antérieurement par le Chef de l’Etat béninois et son gouvernement n’a-t-il pas été associé à la cérémonie du 19 mars ? Que cache l’attitude du Président Thomas Boni Yayi qui préfère de toute évidence sacrifier ses compatriotes au profit des opérateurs économiques étrangers ? La période électorale en cours est-elle pour quelque chose dans l’empressement du gouvernement béninois ? A quel jeu trouble Mahamadou Issoufou joue-t-il dans toute cette histoire ?
C’est le temps des questions. Le temps des réponses viendra. Plus vite qu’on ne le croit.

AT