Spread the love
CS-Bohicon2
Le Centre de santé de Bohicon II, une référence de la Zone Zoboza grâce au Fbr

Le Projet de renforcement de  performance du système sanitaire (Prpss) volet Banque mondiale tend vers sa fin. Après cinq années de mise en œuvre de la stratégie dénommée Financement basé sur les résultats (Fbr), dans la zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota (Zoboza) dans le département du  Zou,  le bilan est élogieux. Le médecin coordonnateur Blaise Mèvo-Guézo fait le point.

« Après cinq ans de mise en œuvre du Fbr, je peux vous rassurer que ce projet a contribué à améliorer de façon significative les indicateurs de ma zone sanitaire », a déclaré Blaise Mèvo-Guézo, le médecin coordonnateur de la Zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota (Zoboza) pour mettre l’accent sur les réalisations du Prpss au profit des hôpitaux de zone, tant en termes d’infrastructures qu’en termes de bien-être social aux patients et aux usagers des formations sanitaires. « Avant, si vous venez dans le Centre de santé communal de Bohicon (Csc-Bohicon), c’était une porcherie. Les chauves-souris y avaient élu domicile et l’environnement était invivable. Aujourd’hui, c’est plaisant d’y travailler. C’est ce que vous allez voir si vous parcourez les formations sanitaires de la zone », a indiqué le médecin coordonnateur de Zoboza. Grâce au Fbr, tous les centres de santé de Zogbodomey, Bohicon et Zakpota, ont été réfectionnés et dotés d’équipements médicaux techniques de pointe leur permettant la prise en charge efficace des patients et l’administration des soins de qualité aux malades. Le personnel soignant travaille désormais dans un environnement sain, propre et sécurisé qui garantit déjà aux patients qui y entrent la confiance et la guérison. Le bon accueil des malades par les agents, l’assiduité, la ponctualité et la disponibilité du personnel médical sont de mise. Le rançonnement des patients a considérablement diminué de même que les pratiques peu orthodoxes qui s’observaient au niveau des agents de santé. Le taux de fréquentation des centres a augmenté, la couverture vaccinale est améliorée de même que les indicateurs de performance sur tous les plans. Le personnel est également motivé. L’une des exigences de ce Programme, c’est la disponibilité des médicaments. A ce niveau, a précisé le médecin coordonnateur, les objectifs sont atteints. « Le dépôt répartiteur dispose suffisamment de médicaments et aujourd’hui, nous avons une disponibilité permanente de médicaments », a-t-il déclaré. En dehors de ces mesures pour assurer la continuité dans la fourniture des prestations, un mécanisme de tutorat et d’accompagnement des formations sanitaires a été mis en place au niveau de la zone pour procéder à l’évaluation trimestrielle des formations sanitaires performantes en vue de faire un accompagnement individualisé. Ce mécanisme, s’est réjoui le médecin coordonnateur, a fait de Zoboza l’une des zones sanitaires crédibles au plan national. « Je crois que le Fbr a fait de grandes prouesses dans Zoboza et les acquis doivent être pérennisés », a-t-il fait savoir.
 Satisfaction des patients
 Dans les formations sanitaires de Zoboza, les plaintes ne sont plus légions. Les patients sont de plus en plus satisfaits de la qualité des soins qui y sont administrés et ne se plaignent plus parce qu’ils retrouvent dans la plupart des cas le sourire. Jeannette Adanou, qui a l’habitude d’y amener son filsn, a constaté, avec satisfaction, que les choses ont changé. « J’amène souvent mon enfant ici et j’ai remarqué que tout est propre, cela nous rassure plus », a-t-elle confié. A l’en croire, avant, quand il pleut, il était impossible d’entrer dans le centre. « Tout est sale, même les salles d’hospitalisation. Vraiment, c’était du  n’importe quoi. Mais maintenant, l’environnement du centre de santé est propre et quand on y entre, on sent qu’on est dans un centre de soins. Il y a l’hygiène, la propreté. A la consultation, on respecte la confidentialité. Il y a les rideaux, on ferme la porte pour recevoir les patients. Dans les salles d’hospitalisation, il y a des draps et moustiquaires sur tous les lits, des points d’eau. Plus de mauvais accueil. Quand les consignes de traitement ne sont pas respectées, les agents lèvent le ton et là je pense que c’est pour notre bien », a renchéri Lucrèce Adakin, une femme qui vient d’accoucher. En dépit de ces efforts, tout n’est pas encore rose. Jeannette Adanou a pensé que les médicaments et les coûts des analyses biomédicales sont encore élevés, et il va falloir les revoir à la baisse. Quant au médecin coordonnateur, il s’est réjoui du fait que sa suggestion de l’intégration des formations sanitaires privées libérales dans l’approche Fbr a été prise en compte par l’Unité de coordination du Prpss. Aussi, a-t-il souligné la diligence faite par le coordonateur du Programme Alphonse Akpamoli et les siens pour le paiement à temps des crédits Fbr. « Quand ça traîne, ça crée une démotivation au niveau des agents », a-t-il déclaré. Il a souhaité la pérennisation des acquis du Financement pour que le secteur de la santé soit débarrassé des maux qui le minent depuis des lustres. 
 
Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)