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Les centre de « sodabi » seront bientôt détruits dans le Zou

Les cabarets de « sodabi » plus connu sous le vocable « Dadjèxo » poussent comme des champignons un peu partout  dans le département du Zou. Ces points  de vente de l’alcool local ou « sodabi », sont une source d’insécurité, contre laquelle se dresse la préfecture d’Abomey.

 Les cabarets constituent une menace  pour la quiétude des populations dans  les grandes villes du département du Zou, notamment à Abomey et Bohicon. Au-delà des activités commerciales qui y sont menées, ces lieux de regroupement de jeunes,  de vieux et même des mineurs, sont de plus en plus transformés en des  ghettos. Autour de l’alcool localement appelé « sodabi », ils peaufinent  leurs stratégies de vol, de cambriolage, de braquage et parfois des modalités  du partage du butin. Avant et après leur forfait, ils se retrouvent en ces mêmes lieux pour festoyer. Un marché criminogène se développe donc dans ces cabarets. Ce qui favorise les affaires des promoteurs de ces coins  d’origine  Adja, pour la plupart.  D’où le nom « Dadjèxo » attribué à ces points de vente. Très tôt les matins,  sans même se brosser les dents, des fanatiques du produit frelaté, affluent vers les cabarets où sont essentiellement vendus du « sodabi », de la cigarette et autres produits psychotropes nocifs pour la santé humaine. Des  histoires drôles, des causeries de tout genre, des rires aux éclats entrecoupés d’invectives constituent le menu. Pendant que certains partent, d’autres s’installent et c’est le marché jusqu’à la mi-journée où l’on observe une accalmie. Le soir, ces cabarets  retrouvent leur affluence du matin jusqu’à une heure indue. Les clients, après le labeur, viennent se réconforter. Ils  investissent  leurs maigres recettes  de la journée dans le « sodabi » et la cigarette  laissant  à jeun leurs familles. C’est pour eux la meilleure façon de « faire la vie ». Au moment  où   les promoteurs  des  ces boutiques gagnent leur vie, les victimes  de « sodabi » et du tabac se comptent par dizaines. Pour Dominique Assan,  la production et la  commercialisation du « sodabi » doivent  être interdites  par les autorités à cause de ses inconvénients sur la société. « Non !», rejette Jérôme Mongbè  qui estime que la solution n’est pas à ce niveau, mais plutôt à une  prise de conscience de la communauté consommatrice à travers une  sensibilisation. Il a, par ailleurs, fait remarquer que des gens continuent de fumer malgré les mentions dissuasives sur les paquets de cigarettes. De toute façon, l’Etat est en train de prendre ses responsabilités pour mettre fin à ce marché informel.
Bientôt une croix sur Dadjèxo
 Après la libération des espaces publics, la phase 02 des opérations de  déguerpissement sera consacrée à la fermeture des points de vente du « sodabi ».  Garant de la quiétude et de l’ordre public, le gouvernement a pris la  résolution d’interdire ce type d’activité commerciale qui,  non seulement détruit des vies humaines, mais encourage aussi le grand banditisme et du coup menace la sécurité. Les préfets ont été instruits à l’effet de faire respecter cette décision sur leurs territoires respectifs. Lors des retrouvailles des ressortissants du Mono et du Couffo résident à Bohicon, le préfet du Zou, Firmin Aimé Kouton, l’a clairement signifié. «Mes chers frères du Mono-Couffo, à Bohicon, vous êtes chez vous. La mission qui est venue sensibiliser ceux parmi vous qui ont des cabarets, ne pensez pas qu’elle est diligentée contre vous. Mais c’est pour vous amener à exercer votre activité dans la légalité pour le bien-être de la population», avait laissé entendre l’autorité préfectorale. Cette déclaration a été un avertissement adressé à l’endroit des promoteurs des points de vente du « sodabi ». La sensibilisation s’est alors poursuivie pendant trois mois et la phase répressive va devoir commencer dans les tout prochains jours. L’autorité de tutelle des Communes, par message radio-porté, a saisi les élus communaux et locaux en l’occurrence les maires à cette fin. Henri Tokpo, le chef de l’arrondissement de Djègbé dans la Commune d’Abomey  l’a confirmé. Selon lui, des dispositions sont déjà prises au niveau du conseil communal pour accompagner cette décision gouvernementale. Mais, en attendant sa mise en exécution, les forces de sécurité béninoises et celles du Togo se sont données la main pour mettre hors d’état de nuire les indésirables de la société. Des opérations de démantèlement des nids de malfrats ont eu lieu le week-end dernier au niveau de certains  cabarets à Abomey. Un acte salué par le Chef d’arrondissement (Ca) de Djègbé qui a estimé que le Bénin est un Etat de droit dans lequel les textes doivent être appliqués.          
           
Zéphirin Toasségnitché