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Gildas ZinsouNé à Cotonou en 1984 d’un père béninois (Jean Zinsou) et d’une mère ghanéenne, Gildas Zinsou est chantre de l’éternel  et vainqueur de la 21ème édition de Conavab. Il est actuellement  enseignant et fait aussi carrière dans la musique. Dans une interview qu’il nous a accordée le jeudi 13 septembre 2018, il nous parle de sa vie et de son parcours musical.

Vous avez vu remporté le trophée de la 21ème édition de Conavab 2018. Qu’est-ce-qui vous a valu ce titre ?

Je remercie le seigneur Jésus-Christ qui en est vraiment l’auteur. J’ai remporté ce titre grâce au morceau « Aholou Zèguè-Zigi » que j’ai mis en compétition. C’est un morceau phare de mon album sorti en 2015. Au cours de la finale, j’ai représenté les départements de l’Ouémé et du Plateau.

 Que signifie « Aholou Zègui-Zigi », pourquoi ce titre ?

La bible dit dans Jean 4 vers 4 que « celui qui est en nous, est plus grand que celui qui est dans le monde ». J’ai eu à traverser beaucoup de difficultés. C’est une chanson, une prophétie, une prière que Dieu m’as envoyée et pour ceux qui sont dans le même cas que moi. C’est une solution aux problèmes que nous rencontrons au quotidien. En 2013, j’ai perdu deux proches. Ce n’était pas la joie. Mais Dieu m’a donné cette chanson qui était venue en songe. C’est la gloire de Dieu.

 Quel est le sentiment qui vous a animé après votre sacre ?

Un sentiment de joie parce que mon travail a été reconnu. J’ai commencé la musique depuis 2008. L’album a été préparé depuis des années, mais j’ai eu un manque de moyens. J’ai persévéré jusqu’à ce que l’album sorte en 2015. Il a fait son petit bonhomme de chemin avant d’être reconnu par le public. Qu’un morceau de cet album me permette d’avoir un trophée, c’est une très grande joie qui m’anime et je ne saurai l’exprimer. Cela veut dire que la musique Gospel se fait reconnaître parmi tant d’autres au Bénin. Grande est ma joie.

 Quelles sont vos prochaines actions pour davantage afficher votre visibilité après ce trophée ?

Je pensais déjà sortir mon second album en 2019.

Avec ce trophée, je vais en profiter pour lancer un ou deux morceaux de mon prochain album. Le titre de l’un d’eux est « je dois briller ».

 Parlant de vos albums, que peut-on retenir ?

J’ai un seul album de huit titres à mon actif. J’ai parcouru beaucoup de groupes avant la sortie officielle de mon album. J’ai même été un collaborateur de l’orchestre « Volcan » de l’ex-Gendarmerie nationale pendant dix ans environ. Je suis aussi resté dans l’orchestre de l’Assemblée nationale où j’ai passé deux ans. Après ça, j’ai formé un groupe de musique nommé « Jesuvivi ». En 2013, j’ai lancé un morceau intitulé « yen mahu la gbé ». C’est finalement en avril 2015, que l’album « Aholou Zèguè-Zigi » est sorti.

 Gildas Zinsou est marié ?

Oui, je suis marié et père de deux enfants. Mon premier enfant s’appelle Abondance Zinsou et le second est une fille. Elle se nomme Géovanie Zinsou.

 S’il vous était donné de changer quelque chose dans le monde du gospel au Bénin, que feriez-vous ?

Je vais assainir la corporation des artistes chanteurs de gospel en luttant contre la fornication. La bible dit « notre corps est le temple de Dieu ». Vous savez, nombre d’artistes ne sont pas fidèles à l’Esprit saint qui nous inspire lors de nos compositions. Après notre ascension, on commence par se livrer aux actes malsains comme la fornication. A cette allure, on ne chante plus avec l’onction. Si j’ai la possibilité, je mènerai une campagne de sensibilisation à l’endroit des artistes gospel contre la fornication.

 Votre mot de fin

Je lance un appel à toutes les personnes qui n’ont pas encore donné leur vie à l’Eternel de le faire. Que tu sois riche ou pas, malgré tous les péchés, il faut que les mécréants se confessent et demandent pardon à Dieu.

 Propos recueillis par Mohamed Yasser Amoussa (Stag)