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Quelques participants lors de la cérémonie de lancement
Quelques participants lors de la cérémonie de lancement du Provac 2

Le Ministère de l’Agriculture de la Pêche et de l’Elevage en collaboration avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale JICA a procédé ce jeudi 30 mars 2017 au lancement de la 2ème phase du  Projet de Vulgarisation de l’Aquaculture Continentale Provac. Il s’agit d’un projet destiné à valoriser les eaux douces du pays afin de suppléer aux captures de la pêche béninoise.

Le Provac est né en 2010 suite au constat de la surexploitation des ressources halieutiques béninoises avec pour conséquence leur insuffisance face à la demande locale. Lors de sa première phase qui a pris fin en 2014, il a été question de recourir à l’alternative de l’aquaculture, une pratique sous-utilisée au Bénin. Cela passait par la promotion de la méthode liée à l’aquaculture continentale auprès des pisciculteurs des 7 départements du Sud du pays à savoir le Littoral, l’Atlantique, le Plateau, l’Ouémé, le Mono, le Couffo et le Zou. Fort des nombreuses avancées constatées au cours de l’exécution dudit projet lors de sa 1ère phase, les initiateurs l’ont reconduit pour une durée de cinq ans mais cette fois-ci sur l’ensemble du territoire national. Le tilapia et le Clarias sont les espèces qui seront élevées comme par le passé. En dehors de la pisciculture en étang et en bac hors sol, il est ajouté la pisciculture en cage et enclos. Le ministre de l’agriculture de l’élevage et de la pêche  Delphin Koudandé, lors de la cérémonie de lancement a déclaré que le Provac 2 « peut partiellement contribuer à l’objectif du programme d’action du  gouvernement Pag notamment l’augmentation de la production piscicole au Bénin à hauteur de  20.000 tonnes de poissons d’ici l’horizon 2021 ». Environ 60 milliards de francs cfa seront investis dans le domaine de la pêche au cours du mandat du président Patrice Talon a-t-il ajouté. Encourager la consommation du poisson chat, établissement de licence pour les fermes aquacoles, amélioration du système de collecte de données statistiques aquacoles, exonération de taxe sur le matériel et équipement aquacoles y compris l’aliment sont entre autres défis de la réalisation du Pag dans le sous secteur de l’aquaculture. A en croire Gaston Djihinto, directeur de la production halieutique, les acteurs du Provac 2 pourront compter sur les 20 pisciculteurs clés et 2975 pisciculteurs ordinaires formés et appuyés à la phase 1. Konishi Kiyofumi, ambassadeur du Japon  près le Bénin a quant à lui salué les efforts fournis par les autorités béninoises visant à conduire le pays vers le développement.

Marcus Koudjènoumè