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Plusieurs candidats ont défilé hier mardi 12 janvier dans la cour l’institution chargé d’organiser les élections Céna. ils sont au total 48 candidats à faire enregistrer leurs déclarations de candidature pour le compte de l’élection présidentielle du 28 février prochain. Lire si dessous les propos de quelques uns des candidats dont les dossiers sont réglementaires et reçus par la Céna lors de la dernière journée du dépôt des dossiers de candidatures. Il s’agit de Lionel Zinsou, Patrice Talon, Sébastien Adjovi, Issa Salifou, Eric Houndété, Fernand Amoussou, Zachari Goudali,Thierry Adjovi alias Majesty, Elisabeth Agbossaga.

zinsou lionelLionel Zinsou : « …j’exprime tous mes remerciement au président Adrien Houngbédji …je sens extrêmement reconnaissait vis-à-vis de la renaissance du Bénin »

« Je me sens extrêmement honoré, je me sens en humilité devant ce que je dois aux partis, aux forces politiques qui ont bien voulu s’aligner pour réaliser quelque chose relativement unique, historique dans l’histoire récente de notre pays, former une alliance pour soutenir un candidat. Je me sens reconnaissant vis-à-vis des Fcbe qui était le 1er parti à me faire confiance, je me sens heureux ému et reconnaissant vis-à-vis de deux partis qui ont rejoint les Fcbe, le Prd et j’exprime tous mes remerciement au président Adrien Houngbédji et à l’équipe dirigeante du Prd qui a travaillé depuis plusieurs jours, quelques semaines. Au-delà même d’un accord électoral, une volonté de travailler ensemble et je sens extrêmement reconnaissait vis-à-vis de la renaissance du Bénin. J’exprime au président Léhady Soglo et aux dirigeants qui ont travaillé à construire cette alliance républicaine parce que au fond, c’est quelque chose qui permet de dire dans notre pays qu’il y a des valeurs de paix et d’unité nationale. Ces valeurs de paix et d’unité nationale sont exprimées par nos forces politiques qui sont de grande tradition d’unité nationale. Mes sentiments sont des sentiments de gratitude vis-à-vis des forces qui me font l’immense honneur d’aller solliciter les suffrages de nos concitoyens. Je le fait avec tout mon cœur, avec un dévouement total au développement de notre pays. Vous savez : Unité nationale, consensus, paix ce sont des valeurs qui vivent au Bénin et donc moi je dis vive le Benin et j’ajoute qu’au fond nous avons besoin de prier ensemble et de demander sur le Bénin des élections paisibles et je m’engage à ce qu’elles soient extrêmement paisibles extrêmement courtoise surtout en ce qui me concerne. Nous avons besoin d’appeler et la protection de Dieu et la protection des mânes de nos ancêtres. Voilà ce mélange d’émotion forte que j’éprouve. Vous savez, le consensus est le consentement d’une très grande majorité ce n’est pas forcement l’unanimisme mais les Fcbe ont été rejointe par d’autres très grands partis. Dans notre histoire, chacun compte, chacun à de vraies racines, et puis que cela ne vous échappe pas que c’est un consensus aussi sur tout notre territoire national puisque chacun à des forces et des traditions au nord au sud, à l’est, à l’ouest de notre pays. Je ne sais pas si c’est un consensus mais ça ressemble quand même à un vrai rassemblement et au consentement d’un certain nombre de force que je respecte puisque je respecte les partis politiques et je crois que constitutionnellement, les partis politiques doivent animer la vie politique. Ils ont une responsabilité fondamentale je ne crois pas qu’il soit raisonnable de faire sans les partis politiques. Ces trois grands partis ce sont des expressions fortes certes à l’assemblée nationale d’une majorité significative. Je sais que c’est une volonté de construire le consensus et chacun des ces partis a vraiment les mains ouvertes, les mains tendus, le cœur ouverts, d’autres peuvent venir et nous souhaitons qu’ils viennent. Il y a beaucoup de gens qui sont apolitiques qui sont indépendants et qui parlent avec nous et qui se proposent et qui viennent. Il y a des partis respectés pas forcement si important par la représentation en nombre d’élus mais extrêmement nécessaire à la vie politique. Tout ceci pour nous est ouvert. Je voudrais rendre hommage au président Boni Yayi parce que s’il ne m’avait pas fait confiance en me confiant des responsabilités gouvernementales, aujourd’hui, je n’irai pas devant mes compatriotes avec le sentiment d’un soutient et de mettre mes pas dans son action. Une élection présidentielle, c’est la rencontre entre un peuple et des candidats et puis à la fin la rencontre d’un peuple et puis un homme. Le fait de pouvoir mettre mes pas dans ceux du président de la République pour qu’on ne recommence rien à zéro, pour qu’on soit dans la continuité. En même temps ce que je lis dans les yeux de tout les gens que je rencontre par centaine de milliers qui est aussi une volonté de bouger, une volonté de changer. Pour le développement, si je peut y apporter quelque chose, humblement, c’est un grand honneur ».

Patrice Talon : « je voudrais personnellement dire que cette compétition, je vais la gagner »TALON

« Je note personnellement que l’acte que je viens de poser détermine pour moi un tournant majeure dans ma vie. Je mesure combien je sens le besoin d’être utile à mon pays qui m’a tant donné. J’invite chacun de nous à être serein, à prendre la mesure de l’intérêt pour notre nation, pour notre génération et à avoir le plaisir pendant toute cette période de participer à cette base d’un départ nouveau pour notre jeune nation. Moi je voudrais personnellement dire que cette compétition, je vais la gagner. J’aurai le bonheur, le mérite de relever ce défi avec vous dans la paix, la réconciliation et la concorde. J’ai reçu le récépissé provisoire attestant que mon dossier est au complet. L’élection présidentielle du 28 février prochain détermine un tournant majeur dans notre pays. Je souhaite que les élections présidentielles soient des élections apaisées. Je travail résolument tout les jours afin que le 6 avril prochain avec vous ensemble, nous engageons un nouveau départ dans le cheminement de la renaissance de notre pays. Je vous donne rendez-vous pour le 6 avril prochain ».

Adjavon-SebastienSébastien Adjavon : « Que Dieu veille sur nous tous et sur le Bénin »

« Nous remercions le peuple béninois pour tout son soutien. Dieu a voulu que nous même nous soyons là aujourd’hui. Que son nom soit glorifié. L’heure à sonné, sachez que le prochain président en 2016 sera probablement celui que vous voyez. C’est le candidat du peuple. Que Dieu veille sur nous tous et sur le Bénin ».
Pascal Koupaki : « Bâtissons ensemble le Bénin »
« C’est une décision grave que de venir à la Cena déposer un dossier de candidature à l’élection présidentielle de son pays. Décision grave parce que c’est la rencontre d’un homme avec un peuple. Un peuple qui a besoin d’espérance. Décision grave parce que cela prend beaucoup de temps de murir une décision de cette nature. Je l’ai fait avec mes amis et mes compagnons et je pense que je suis en mesure, avec l’expérience que j’ai vécue, d’apporter une contribution à la marche de notre cher pays le Bénin. J’ai écouté avec attention les conseils que le président de la Cena m’a donnés. Je partage profondément tout ce qu’il a dit. Les élections, c’est une occasion de joie, de fête. Elles doivent être transparentes, justes et équitables. Elles doivent se traduire par un environnement de sérénité et surtout de paix. Le Bénin nous est très cher. Le peuple béninois est cher, la nation béninoise nous est très chère. Par conséquent, pour ma part, je prends le ferme engagement d’y contribuer. Pour le reste, on aura l’occasion de développer les propositions à faire au peuple béninois. Mais je vous révèle déjà que c’est ensemble que nous devons bâtir notre cher pays le Bénin. C’est ensemble, dans l’unité, dans la fraternité, et dans la paix bien sûr. J’ai l’habitude de dire à mes compagnons que nous avons un seul but : c’est le Bénin de l’unité et du travail. J’ai eu l’occasion aussi de dire que pour bâtir ensemble le Bénin et atteindre le but, il faut que tout le pays aille à l’école à nouveau parce que nous avons beaucoup à apprendre des uns et des autres en toute confiance. Donc, le Bénin apprenant, entreprenant et innovant. »

Issa Salifou : « Il n’y aura pas un second KO dans ce pays »Issa-salifou

Le Bénin a passé dix ans dans des difficultés et l’heure a sonné pour qu’il y ait un vrai changement. Les béninois ont tout perdu et nous sommes là comme on a fait le 15 mai pour mettre fin au régime de Boni Yayi à l’assemblée nationale, on fera tout pour que le candidat de Boni Yayi ne passe pas. Voilà pourquoi moi je suis candidat. Il n’y aura pas un second KO dans ce pays. Ceux qui pensent que Yayi n’est pas fini se trompent. Nous allons nous battre pour mettre fin à ce système. Je suis candidat Upr mon propre parti mais je ne suis pas contre le candidat de l’alliance soleil.
Eric Houndété : « …le terrain nous appelle… »

eric-houndete1Eric Houndété :« Le terrain nous appelle »

« Je voudrais d’abord rendre grâce à Dieu de nous avoir donné cette occasion pour servir notre pays. Chacun de nous sait que le pays a besoin d’énergie, de dynamisme, de sang nouveau. Voilà ce qui nous motive pour nous mettre à disposition du pays. Servir, servir et exclusivement servir. Mon sentiment est un sentiment de responsabilité. Les moments que traverse notre pays appellent que ses fils s’engagent à ces cotés. C’est pour cela que j’ai fait l’option de m’engager pour servir le pays. Nous voulons un Bénin nouveau ou les fils et les filles du pays agissent dans la solidarité, un Bénin ou la marche vers le progrès devient l’essentiel de ce qui nous guide. Je ne pense pas que ce soit le moment de faire de long discours. Le terrain nous appelle et merci à tous les béninois qui nous ont suivi, qui ont attendus jusqu’à cette nuit pour s’assurer que le dossier a été déposé. Infiniment merci, rendez-vous sur le terrain ».

Fernand Amoussou : « Je suis prêt à rassembler les Béninois »

« (…) Je suis venu déposer ma candidature au nom des jeunes de mon pays qui sont aujourd’hui dans une grande souffrance face au chômage. Je suis venu déposerfernand-amous ma candidature au nom de mes sœurs, de mes mamans et des femmes béninoises qui travaillent chaque jour sans relâche pour sortir de la précarité. Je suis venu aussi déposer ma candidature en pensant aux fonctionnaires qui peinent à joindre les deux bouts. Je suis venu déposer ma candidature au nom des opérateurs économiques (…). Nous devons en finir avec la pauvreté, avec la corruption, avec l’impunité, avec l’absence de perspectives d’avenir. Notre pays le Bénin a besoin d’ordre, de renouveau, de civisme et de patriotisme. Oui ! Je suis prêt à rassembler les Béninois, à mettre de l’ordre et à conduire notre nation avec courage et détermination, dans le dialogue, dans l’unité nationale, dans la concorde nationale vers des lendemains meilleurs. Mon dossier a été accepté. Le dossier des Béninoises et des Béninois a été accepté. Alors, rassemblons-nous, levons-nous. Car, l’heure a sonné (…) ».

Zacharie Goudali : « Je suis le prochain président de la République donc soyez avec moi »

Autant que nous sommes, nous devons œuvrer pour la paix et si nous, nous avons voulu nous lancer dans cette aventure du fauteuil présidentiel, c’est parce que nous avions fait le constat que la démocratie que nous avions chèrement acquise n’est plus ce qu’elle était auparavant. Lorsque vous êtes un béninois épris de paix et de justice et que en votre présence certaines choses se passent, alors là il y a lieu de se poser des questions et de prendre ses responsabilités. Ce n’est que justice que nous avions voulu rendre à cette génération à laquelle nous appartenons et qui aujourd’hui a des problèmes réels. Je suis le prochain président de la République donc soyez avec moi.

Parmi ces présidentiables, il y en a qui sont bien connu du grand public. Par contre d’autres ne le sont pas. Nous nous sommes intéressés à cette 2ème catégorie de candidats ou figure Thierry Adjovi qui fut le dernier à obtenir hier son récépissé provisoire après plusieurs allers-retours. C’est un artiste qui se fait appeler candidat des journalistes. Il dévoile ici une partie de son projet de société.

Thierry Adjovi alias Majesty, lance un SOS à Barak Obama et à François Hollande pour sa caution.

« Je suis très satisfait de ce devoir que j’ai accompli, ça me fait plaisir de vraiment bien finir ces courses. Lorsque vous aurez un artiste à la tête de ce pays, le pays va changer de toilettes. Vous voyez, comment les artistes s’habillent? On va habiller le pays. C’est –à-dire on va reconstruire le pays. On va transformer le bénin en paradis, en Hollywood. Vous savez que j’ai des expériences sur le plan américain, en danse, en musique. J’ai fait beaucoup de recherches. Je connais beaucoup d’artistes américains, français. Je connais beaucoup de soldats américains et français. Je connais aussi beaucoup de civils américains et franais. J’ai des relations avec les ambassades de la chine, de la grande Bretagne, de la France des Etats-Unis et avec toutes ces relations, on va changer le visage du Bénin ; ça c’est la première des choses. on va faire le toilettage du bénin. On va assainir le bénin. On va construire des latrines dans tout le pays, on va construire des écoles, des centres de santé, équiper correctement le CNHU. On va construire des commissariats, des gendarmeries. On va acheter du matériel au soldat. Construire des hôpitaux et les voies. Régulariser l’eau et l’électricité. Il y aura abondamment d’eau et d’électricité pour tout le monde. On va faire des recrutements pour chaque secteur. Pour les journalistes on va les faire voyager dans un premier temps aux Etats-Unis et en France pour des formations et vous revenez de retour on va leur construire des immeubles climatisés et leur payer des véhicules et revoir leurs salaires. Il n’y aura plus de pèdièm, il y aura de vrai salaire. On va élever leurs salaires. A l’endroit de François hollande et Barak obama c’est le candidat Thierry the majestic qui vous parle. Envoyez-moi de l’argent. Je veux 5 milliards de dollars pour ma campagne pour être elu et sachez que je veux ça dans dans 48heures. Si vous m’envoyer ça, je passe président direct »

Elisabeth Agbossaga : « Je suis là pour la paix, et l’émancipation de la femme… Je suis là pour la jeunesse »

« Je suis là pour la paix, et l’émancipation de la femme. La femme béninoise, tel que nous souffrons, je suis là pour donner le meilleur de moi-même pour que la paix règne au Bénin qui traîne tout les jours. Je suis là pour les aider à trouver de l’emploi, je suis là pour la population béninoise afin que l’amour règne, l’amour surtout parceque quand il y a l’amour, le reste viendra, donc j’invite toute la population béninoise de m’accueillir dans leur cœur ».

Au total 4 femmes se sont présentés à la céna pour le dépôt de dossier de candidature. Trois avaient leurs dossiers au complet. Il s’agit de Marie Elyse Gbedo, Célestine Zanou et Élisabeth Agbossaga. La 4 ème qui n’a pas pu se faire enregistrer pour défaut de pièce à nom Françoise Gbayido. Elle explique pourquoi elle a voulu être candidate.

Françoise Gbayido : « Je suis prête pour l’autonomisation de la femme »

« J’ai mon parti qui s’appelle régime de grâce. Il est jeune parce-que je n’ai jamais milité dans un parti politique, j’ai voulu être présidente parce que, j’ai de grand diplôme. J’ai le certificat de la banque mondiale. Je sais faire beaucoup de chose. Je suis prête pour l’autonomisation de la femme, j’excelle dans la santé et les maladies qui dérangent les gens, j’ai des solutions, de nouveaux remèdes pour les éradiquer. Je veux être présidente afin de faire cesser l’enclavement, amener les gens qui ont du travail mais qui sont empêchés parce qu’ils n’ont pas la place pour travailler. Je veux faire cesser tout ce qui créent d’handicap aux personnes et qui empêchent le développement de l’économie au pays ».

Réalisation : Marcus Koudjènoumè