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colonel-mutcho« Mon fils n’est pas un braqueur »

« J’ai malheureusement appris la nouvelle vers 1h 40 mn du matin et selon les analyses médicales, mon fils aurait été froidement abattu par la Police. Les enfants revenaient d’une fête quand ils ont vu débarquer brusquement un véhicule de Police. Ils se sont évadés dans tous les sens. Ils ont été immobilisés par le policiers qui leur ont tiré dessus froidement. En tout état de cause, je pus vous affirmer qu’ils ont été déjà immobilisés au moment où on leur a tiré dessus. Les policiers avaient les menottes et pouvaient les menotter. Mon fils, je l’encadre moi-même et depuis que je suis à la retraite, il ne fait aucun mouvement sans m’aviser. Hier, il m’avait prévenu qu’il serait à cette fête avec les amis du quartier. Ils sont partis faire la fête et ils revenaient quand l’incident a eu lieu. Je m’inscris en faux contre tout ce qui a été dit. Mon fils n’est pas un braqueur.   En tout état de cause, je ne lâcherai pas. Je poursuivrai jusqu’au bout. Je vais enclencher une procédure judiciaire contre X que le juge d’instruction va apprécier ».

Comlan Adè, Major de l’Armée à la retraite, père de l’élève blessé

 « La Police sera tenue responsable »

« Mon fils Floriano Samuel Adé est auprès de sa grande sœur à Calavi où il est étudiant en droit. Sa mère a souhaité qu’il vienne fêter avec elle, ce qu’il a fait hier soir. C’est autour d’1h 20 que sa grande sœur m’a appelé et ma dit qu’il y a eu deux coups de feu et qu’on a attrapé Floriano mon fils et qu’ils sont à Tokplégbé. Je suis allé là-bas, on m’a dit qu’ils sont allés faire la patrouille avec les enfants. Je me suis retourné et arrivé au rond point de Dégakon, j’ai vu leur véhicule et je les ai suivis. Ils se sont arrêtés et je voulais en savoir davantage, mais ils m’ont rabroué et m’ont dit de les attendre à la base. Ils sont venus après plusieurs heures d’attente et m’ont encore dit de les suivre au Commissariat central. Il sonnait 4 heures 27 mn quand on m’appelle de Tokplégbé, pour me dire de venir chercher mon fils pour l’envoyer à l’hôpital. On l’a emmené dans une clinique. Là, ils ont dit qu’ils ne peuvent pas et on l’a envoyé au Cnhu. Il est atteint au bassin. La balle est descendu jusqu’au niveau du genou. La Police sera tenue responsable de tout ce qui arrivera à mon fils », a déclaré Comlan Adé.

Des témoins parlent

Douleur, affliction mêlée à la révolte ce jeudi, jour de Noël à la Cité vie nouvelle à Akpakpa. Un jeune homme nommé Axel Mitchodjèhoun, élève en classe de première au Collège ‘‘Jardin des élus’’, a été froidement abattu par la Police au petit matin du jeudi. Selon les informations recueillies sur place, les éléments du Commissariat de Tokplégbé, à la recherche de certains malfrats ont investi la zone. Les jeunes, dont le regretté Axel ont fini de passer le réveillon à la plage à quelques mètres et rentraient, lorsqu’ils ont aperçu le véhicule de la Police. L’instinct de survie les a poussés à s’enfuir. C’est alors que les éléments de la Police se seraient mis à pourchasser les deux élèves et auraient réussi à les immobiliser. « Les policiers leur ont intimé l’ordre de se coucher et de mettre la main sur la tête. Ce qu’ils ont fait. Ensuite, il y a eu deux coups de feu. Ils ont tiré sur eux devant moi. Axel est mort et son ami, blessé. La dépouille d’Axel est jetée dans le véhicule, menottée. Quant à l’autre, il a été brutalisé, malgré qu’il ait reçu de balles. Les deux ont été conduits au Commissariat de Tokplégbé », a fait savoir un témoin. La population, en courroux, condamne le meurtre et réclame justice.

     Hospice Alladayè