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Louis Vlavonou et Hospice Houénou de Dravo en studio
Louis Vlavonou et Hospice Houénou de Dravo en studio

« L’étude de la proposition de loi sur la réforme du système partisan par la commission des lois de l’assemblée nationale pourrait être une réalité dans la première quinzaine du mois  d’avril prochain à l’occasion de la rentrée parlementaire». Ainsi s’exprimait Louis Vlavonou, député de l’Union fait la Nation, invité ce dimanche 25 février 2018 sur l’émission sociopolitique cartes sur table de Océan Fm. L’élu de la 21 ème circonscription électorale et membre du bloc de la majorité parlementaire est largement revenu sur la nécessité de ladite réforme.

Selon l’invité de Hospice Houénou de Dravo, le Bénin est à un carrefour où le foisonnement des partis politiques, l’irruption de l’argent avec le clientélisme politique et la corruption gangrène sa démocratie. Louis Vlavonou explique que dans l’euphorie de l’adoption du multipartisme intégral, plusieurs détails n’ont pas été pris en compte et qu’il faille corriger les insuffisances de la constitution qui ne mentionne pas les alliances des partis politiques, la notion d’idéologie au sein ces partis politiques. Entre autres innovations de la nouvelle charte des partis, l’on retient la création d’une agence rattachée au ministère de l’intérieur pour le suivi du paysage politique. Un organe qui devra fonctionner grâce au budget général de l’Etat avec un conseil d’administration et doté d’une direction exécutive. Avec la nouvelle loi, le nombre des membres fondateurs d’un parti politique ne devrait pas être inférieur à 100 par commune, reparti au niveau des arrondissements afin d’avoir une répartition géographique. Les partis politiques sont tenus de participer aux élections nationales et locales. Dans le cas où ils ne participeront pas par exemple à deux élections législatives consécutives, ils perdront leur statut juridique. Quant à la question du financement public des partis politiques, le député signale qu’il faut un certain ratio par rapport au nombre de député obtenu à l’assemblée nationale. Dans la charte en vigueur actuellement, le financement des partis se traduit par l’attribution d’une aide annuelle aux partis politiques représentés à l’assemblée nationale  à raison de 5 millions par député chaque année. Pour la proposition de loi, il est spécifié que le montant de l’aide est plafonné à 0,5% des ressources intérieures et que pour en bénéficier, il faut un nombre de 1/5 de l’effectif total de l’assemblée nationale et de 2/5 de l’ensemble des circonscriptions électorales. En attendant le vote de la loi de cette nouvelle charte, l’invité affirme que pour les prochaines élections législatives, chaque bloc de la majorité parlementaire aura sa liste pour la compétition.  Il ajoute que sa formation politique à savoir l’Union fait la Nation va se transformer en parti politique dans les prochains jours. Le conseil national se tiendra probablement pour les 9 et 10 mars prochain. Abordant la question de la non désignation des représentants du Cos lépi par l’assemblée nationale, Louis Vlavonou de par la capitalisation de ses expériences acquises puisqu’ayant été membre des différents Conseils d’orientation et de supervision installé depuis Sacca Lafia à Badirou Aguèmon en passant par Augustin Ahouanvoebla déclare que l’institution est budgétivore coûtant chaque année des milliards au pays. « C’est vrai que le code électoral l’exige mais en attendant de corriger la loi, on ne va pas continuer à gaspiller de l’argent alors qu’on en a pas beaucoup… ce qui est important est l’actualisation qui vient juste avant les élections » a-t-il déclaré mentionnant qu’il s’agit d’un avis personnel. Louis Vlavonou encourage le chef de l’Etat dans sa lutte contre la corruption. Il invite par ailleurs les enseignants grévistes dont les salaires ont été défalqués d’opter pour les voies de recours en privilégiant le dialogue au lieu de durcir le mouvement.

Marcus Koudjènoumè