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Koupaki se préoccupe de la situation et propose la transition

Depuis quelques temps, une lettre de l’ancien premier ministre Pascal Irenée Koupaki, candidat à la présidentielle de 2016,  circule et contient une proposition d’idées favorables à une période de transition. Que veut-il dire exactement ?

Un  document appelant à une transition à mettre en place à la fin du mandat du président de la République est une initiative personnelle de l’ancien premier ministre Pascal Irenée Koupaki. Cela n’est pas tombé dans les oreilles de sourd, car il fait grand débat actuellement et suscite toutes sortes d’agitations. L’idée a retenu  tant l’attention des observateurs que des acteurs de la vie politique nationale.  Cela se comprend  dans ce contexte électoral de plus en plus agité. A la lecture du document rédigé par le candidat à la présidentielle de 2016, la proposition de Pascal Koupaki doit faire l’objet de réflexion à laquelle il invite un groupe de travail, à Tori Bossito, loin des regards  indiscrets de Cotonou et ses environs. L’ancien premier ministre a estimé que les conclusions de cette réflexion seront transmises au chef de l’Etat, Yayi Boni sous forme de vœux de nouvel an. L’auteur du document espère que le président de la République va les écouter et transformera cette idée en cadeau de fin d’année ou de fin de mandat. Devant une telle entreprise en gestation, le lien est très tôt fait avec l’élection présidentielle de février 2016. Qu’on n’en arrive à mettre en place une transition alors que la fin de mandat de Yayi Boni doit être sanctionnée par une alternance au pouvoir suite à des élections, cela laisse perplexe l’opinion publique. On affirme tout de go que Yayi Boni et son ancien  premier ministre veulent inventer un complot contre la démocratie et l’alternance. Mais le débat n’est pas celui qui se mène après que ce document ait été mis sur la place publique. L’état-major de Pascal Koupaki a réagi pour remettre les pendules à l’heure et expliqué le sens qui est donné à la proposition. Loin de l’ancien premier ministre, l’idée de demander le report de la date du déroulement de l’élection présidentielle. Le faire n’a rien de commun avec l’engagement pris par le candidat pour briguer la magistrature suprême. Aucun argument n’est valable aujourd’hui pour demander le report de l’élection, a-t-on insisté dans l’entourage de l’homme. Ils ont travesti la proposition qui sera, pense Pascal Koupaki, de mettre en place après l’élection, une transitoire sans remettre en cause les acquis démocratiques. Le candidat soutient qu’il est aujourd’hui impérieux et nécessaire d’ouvrir une concertation nationale pour bien déterminer le cadre des réformes à faire. Il est question de revoir sans doute les choses, la façon dont le pays est géré et de le remettre sur l’orbite du développement durable et harmonieux. Cela revient à dire en réalité qu’il faut inverser le cours des choses avec l’aide et la participation des uns et des autres. Conscient des errements et des maux qui sont la source des malheurs du pays, le technocrate soutient qu’il faut éviter de tomber dans les mêmes fautes. Il expose dans le document qu’au regard de la réussite de la Conférence nationale des forces vives de février 1990, sa proposition ou suggestion viendrait à améliorer ce qui existe. On se demande si tout cela suffit pour dissiper les interrogations des uns et des autres.
FN