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assembleenationaleLe gouvernement a entrepris de rechercher des fonds pour poursuivre les travaux de protection des côtes béninoises. C’est dans ce cadre que deux accords de crédit ont été signés,  l’un le 22 mai 2017,  entre le Bénin et Rababank, dans le cadre du financement partiel de la 2ème  phase du Projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou, d’un montant de 32.472  milliards de francs Cfa. Le second projet porte sur l’autorisation de ratification de l’accord de crédit signé à Cotonou, le  juin 2017, dans le cadre du financement partiel du projet de construction de la côte, à l’Ouest de Cotonou, de la conception et de la réalisation des travaux de protection et de valorisation du segment prioritaire de la côte à Avlékété et Djègbadji, dans la commune de Ouidah d’un montant de 75.231milliards de Fcfa. Dans les débats généraux qui ont précédé l’adoption des deux projets de loi, les députés se sont interrogés sur la nécessité de poursuivre le projet dénommé « protection des côtes par l’épi de Siafato ». Pour le député Abdoulaye Gounou, plus de 1000 milliards de francs Cfa auraient été engloutis dans ce projet sans mettre fin à ce phénomène. Il  propose la création d’une nouvelle ville administrative. Il  sera appuyé dans sa démonstration par le député Arifari Bako. Lors de l’examen de ces deux projets, les membres du gouvernement ont souligné  que l’épi de Siafato est une technique de protection des côtes dont l’efficacité est prouvée dans plusieurs pays de la sous-région. Avant de clôturer le vote, le premier-vice président de l’Assemblée Nationale, présidant la plénière, a laissé entendre que le gouvernement a des raisons de poursuivre les travaux, parce qu’il a la responsabilité constitutionnelle de protéger l’intégrité du territoire national.

 Martin Aïhonnou

(Coll)