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foto mobilite corridorL’actualité des enfants migrants est au centre d’un séminaire qui a démarré à Cotonou depuis le mardi 24 juillet 2018. L’objectif est de sécuriser le parcours des enfants en mobilité le long du Corridor Abidjan-Lagos (Coral).

Le projet de Protection des enfants migrants le long du Corridor Abidjan-Lagos (Coral), s’inscrit  dans la dynamique interne du programme de Terre des hommes dans la zone de l’Afrique de l’Ouest. Il vient consolider les acquis de l’ex- projet de protection des enfants migrants non-accompagnés mis en œuvre au Bénin, au Burkina-Faso, au Mali et au Togo. L’atelier de Cotonou est destiné au renforcement des capacités des organisations de ressortissants impliqués dans l’accompagnement  des enfants migrants,  sur la nouvelle approche « mobilité », l’accompagnement protecteur et le système institutionnel et communautaire de protection de l’enfant. C’est pourquoi, Arsène Mintinhoué, Chef bureau pays près de Terre des hommes à Cotonou, a rappelé que les pays le long du corridor sont caractérisés par une forte urbanisation, avec un pouvoir d’attraction sur les enfants et les jeunes.  Ces derniers, a-t-il ajouté, « sont vulnérables, car souvent  victimes, le long de leurs parcours migratoires, de violence en tous genres, d’exploitation, mais également bénéficient d’opportunités de développement pour leur mieux-être ». Aussi, a-t-il suggéré une synergie d’actions de la part des différentes organisations impliquées, afin qu’il soit mis en place des mécanismes de protection plus efficaces le long du parcours. A sa suite, Lamine Cissé, secrétaire général de la Cedeao, a d’abord rappelé les acquis du projet des enfants migrants non-accompagnés de 2013 à 2016, financé avec le soutien de l’Union européenne. Il s’agit, a-t-il poursuivi, de réduire la vulnérabilité de enfants migrants, et d’améliorer leur accès aux opportunités de développement. Rappelons que le Projet de protection des enfants le long du corridor Abidjan-Lagos, est dans la continuité des activités du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (Maejt) et d’Enda jeunesse action. Depuis 22 ans ces deux organisations travaillent pour concrétiser les 12 droits des enfants et jeunes travailleurs, dont « le droit à rester au village et ne pas aller en exode ».

   JPM