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Parc PendjariLe parc national de la Pendjari, au Bénin, sera protégé dans le cadre d’un programme de conservation inédit et pluriannuel de 23,5 millions de dollars Us. La National Geographic Society, African Parks, le Gouvernement du Bénin et la Wyss Foundation ont annoncé hier 31 janvier 2018, un partenariat inédit. Lire le communiqué rendu public à cet effet.

Communiqué

La National Geographic Society, African Parks, le Gouvernement du Bénin et la Wyss Foundation ont annoncé aujourd’hui un partenariat inédit pour sécuriser et réhabiliter l’un des derniers espaces sauvages d’Afrique de l’Ouest, le parc national de la Pendjari au Bénin. Ensemble, les quatre partenaires s’engagent à consacrer d’ores et déjà plus de 23 millions de dollars pour sauvegarder le parc.

African Parks, Organisation non gouvernementale (Ong) spécialisée dans la conservation de zones protégées en Afrique, a initié sa mission de gestion de la Pendjari, site classé au patrimoine mondial, en mai 2017, en partenariat avec la présidence de la République du Bénin. M. Hansjörg Wyss, qui fait partie du conseil d’administration de l’organisation, s’était engagé plus tôt dans l’année via un soutien crucial pour les parcs actuellement gérés par African Parks, et pour permettre à l’Ong d’ajouter 5 nouveaux parcs à leur portefeuille.

L’engagement financier de la National Geographic Society de 7.5 millions de dollars sur cinq ans complète en partie l’engagement de la Wyss Foundation envers African Parks et le parc national de la Pendjari. Ce partenariat vise à protéger, restaurer et revitaliser le paysage extraordinaire de la Pendjari grâce à une meilleure efficacité opérationnelle, une meilleure recherche scientifique, des technologies innovantes et le développement d’une identité forte, visuelle et engageante pour le parc.

Selon Gary E. Knell, Président et Pdg de la National Geographic Society, « cette annonce démontre la force des partenariats. Chez National Geographic, nous nous efforçons chaque jour de préserver l’équilibre de notre planète. En nous associant à African Parks, à la Wyss Foundation et au gouvernement du Bénin, nous réunissons les expertises uniques de chaque organisation (gestion sur le terrain, travaux scientifiques de pointe, prouesses en matière d’exploration et de valorisation) pour créer un modèle de conservation sans précédent. »

Depuis presque deux décennies, African Parks a misé, avec succès, sur les partenariats public-privé pour œuvrer à la conservation de la faune et des dernières aires sauvages africaines, y apportant son expertise dans la gestion efficace des zones protégées. Cette expertise sera mise à profit dans la gestion quotidienne du parc de la Pendjari. National Geographic viendra compléter cette approche en menant des missions d’exploration scientifique du parc, en développant des technologies permettant de surveiller et protéger le site, en invitant les parties prenantes à développer un plan de gestion à grande échelle, en créant du contenu éducatif pour les communautés, et en produisant un contenu visuel engageant, visant à encourager une protection et un soutien financier de long-terme pour le parc.

Peter Fernhead, Pdg d’African Parks, a déclaré : « nous sommes ravis de ce partenariat avec la National Geographic Society en faveur de la protection continue du parc national de la Pendjari. L’ampleur de cet engagement, et la capacité de la National Geographic Society à promouvoir la recherche scientifique, développer des solutions technologiques et mettre en lumière cette réserve écologique inestimable nous aidera à garantir son avenir. »

Le Parc national de la Pendjari, situé au nord-ouest du Bénin et d’une superficie de 4 800 km², fait partie intégrante de l’ensemble d’aires protégées Wap (W-Arly-Pendjari) s’étendant sur trois pays : le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Il s’agit de l’un des derniers écosystèmes intacts d’Afrique de l’Ouest et d’un vaste refuge pour la faune sauvage de la région, dont l’éléphant ou le lion d’Afrique de l’Ouest, aujourd’hui fortement menacé, mais aussi le guépard, l’antilope, le buffle, et bien d’autres espèces.

Selon Patrice Talon, Président de la République du Bénin, « le parc national de la Pendjari est une réserve exceptionnelle, qui était menacée depuis trop longtemps par le braconnage. Ce partenariat avec African Parks, National Geographic et Wyss Foundation nous encourage à poursuivre nos efforts pour révéler le potentiel de la Pendjari. La mobilisation internationale pour cette réserve est extraordinaire, d’autant plus qu’elle intervient à un moment où mon gouvernement s’est engagé à faire du tourisme un levier de développement sur le long terme. Il s’agit tout à la fois d’une question de préservation de notre environnement et de nos ressources naturelles, de tourisme durable et d’impact social. »

Si cette réserve est le dernier bastion d’espèces cruciales en Afrique de l’Ouest, et qu’elle présente une importance à échelle planétaire, elle fait face à de nombreuses menaces, dont le braconnage, la pression démographique sur les terres environnantes et une érosion exponentielle des ressources. Le gouvernement du Bénin s’est engagé à dépenser 6 millions de dollars sur 10 ans pour le parc, un geste sans précédent pour protéger l’héritage culturel du pays. La Présidence de la République du Bénin a inscrit son projet pour redynamiser et protéger la Pendjari, dans le cadre de son programme de développement et d’investissement intitulé Bénin révélé.

Selon Jonathan Baillie, directeur scientifique et senior vice-président pour la science et l’exploration de la National Geographic Society, « les écosystèmes les plus dynamiques du monde sont menacés par l’empiètement des hommes, par une mauvaise gestion et par les effets durables du changement climatique. Avec ce partenariat, National Geographic renforce son engagement pour la pérennité des paysages naturels notables et des remarquables espèces qui y vivent. »

Selon M. Wyss, « il s’agit d’un partenariat très intéressant entre la Wyss Foundation, National Geographic, African Parks et surtout le gouvernement du Bénin. Cet effort est la preuve qu’en associant les talents de différentes organisations de conservation et du gouvernement, nous pouvons arriver à des effets durables. »

Parmi les partenaires clés pour le parc national de la Pendjari, on compte également la Wildcat Foundation, engagée pour l’amélioration des moyens des forces de l’ordre et des unités anti-braconnage, l’Elephant Crisis Fund et le Lion Recovery Fund pour la protection et la recherche en faveur de ces espèces, tous engagés en faveur de la protection de cet écosystème important.

 Londres, le 31 janvier 2018