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legislativeLa publication de la liste des déclarations de candidatures retenues pour prendre part aux législatives du 28 avril 2019 a suscité des réactions aussi bien dans le rang des partis politiques engagés que la plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc). Lire ci-dessous, les réactions du président du Moele-Bénin, Jacques Ayadji, du Vice-président du Prd, Eméric Joël Allagbé, du membre du Bloc républicain, Abdoulaye Gounou, du secrétaire général adjoint de l’Usl, Géraldo Gomez et de la plateforme électorale des Osc. 

Jacques Ayadji, président du Moele-Bénin :« …Le ciel ne tombera pas sur la terre… »

 « Notre candidature a été rejetée pour des motifs que nous ne connaissons pas encore. Nous allons prendre connaissance des motifs de rejet et nous allons les examiner. S’ils sont valables pour nous, nous allons en prendre acte et savoir que le bon moment n’est pas pour 2019. Nous allons nous reculer pour préparer les élections communales de l’année prochaine et les élections législatives de 2023. Mais si les motifs ne sont pas convaincants, nous allons utiliser les voies de recours et saisir la Cour constitutionnelle. De toutes les façons, si Moele-Bénin ne participe pas aux élections législatives de 2019, le ciel ne tombera pas sur la terre. Nous sommes un jeune parti et nous avons tout le temps pour nous préparer pour les élections. »

Eméric Joël Allagbé, Vice-président du Prd :« Le Prd ira aux élections »

« C’est d’abord un choc par rapport à ce que nous avons mobilisé. Par rapport aux travaux, il fallait régler le problème des membres fondateurs ce qui n’était pas facile. Il fallait aussi étudier les dossiers de candidature. C’est une forte pression avec les militants qui veulent comprendre ce qui se passe, connaissant leur parti. Nous les avons calmés. Nous allons nous référer à la Cour constitutionnelle en qui j’ai confiance. Nous n’avons pas encore eu la notification de la Céna. Mais déjà, il faut reconnaître que l’article 47 du Code électoral prévoit que quand la Céna rejette une liste, il y a des voies de recours. Nous avons 48 heures pour faire recours. Nous ne nous inquiétons même pas. Il faut que les militants se calment car le Prd ira aux élections. Il n’y a pas de problèmes. D’autres disent que c’est parce qu’il y a un nom de candidat qui s’est retrouvé sur une liste que la candidature du Parti a été rejetée. Effectivement, la Céna n’a pas compétence à juger cela. C’est la Cour constitutionnelle qui peut statuer sur ce cas. L’intéressé sera appelé à choisir une liste.  ».

Abdoulaye Gounou, membre du Bloc républicain : « C’est une vraie hécatombe ce qui s’est passé »

« Je suis un peu meurtri. Chacun aurait dû savoir qu’il ne s’agit pas de faire comme par le passé avec la nouvelle loi. Il s’agit d’être rigoureux envers soi-même. Au Bloc républicain, nous avons été très rigoureux. Nous avons pris les deux quitus de part et d’autre. Cela nous a permis de créer des doublons. Tout le monde avait voulu cela le jour-là, mais on a dit aux candidats de remettre les deux quitus délivrés par la Direction générale des impôts (Dgi). Notre stratégie a payé. Dans le passé, il y a beaucoup de doublons. On retrouve les quitus d’autres personnes dans les dossiers d’autres. Ce sont des irrégularités de fond qui ne pardonnent pas. J’aurais bien souhaité que tout le monde prenne part aux élections. La fête aurait été plus belle. Je compatis. C’est une vraie hécatombe ce qui s’est passé. De 10 partis, on se retrouve finalement à 2. Comme le disait Jésus, il y avait beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ».