Spread the love

francophonieLe Bénin est un pays francophone, mais le constat est que la langue anglaise concurrence désormais le français dans certaines écoles avec la prolifération des établissements scolaires bilingues. A l’occasion du 20 mars où on commémore la journée internationale de la francophonie, nous avons réalisé une petite enquête sur le sujet

 L’acquisition d’une deuxième langue en dehors du français, pendant la petite enfance est une option en vogue depuis quelques années au Bénin. L’une des langues les plus apprises dans les grandes villes du pays est l’anglais. Les écoles bilingues poussent comme des champignons dans presque chaque coin de rue de Cotonou. On y enseigne en même temps le français et l’anglais. Beaucoup de parents consentent assez d’efforts pour donner la chance à leurs progénitures d’apprendre la langue de Shakespeare. La plupart des enfants d’origine béninoise que nous avons rencontrés dans certains établissements bilingues de         Cotonou confient qu’ils parlent souvent français à la maison. C’est une fois quand ils se retrouvent à l’école ou face à un anglophone qu’ils s’expriment en anglais. Pour d’autres l’apprentissage de la langue anglaise est difficile. « Je trouve le français bien parce qu’en français, je n’ai pas de difficulté.   Mais en anglais j’ai du mal à épelé et à écrire », nous a lancé un petit garçon de sept ans. Les parents d’élèves de leur côté insistent sur la nécessité d’être anglophone. La plupart de ces parents ne comprennent pas grande chose et sont obligés eux même de suivre des cours d’adulte en anglais. « L’école où j’ai inscrit mes enfants propose un programme qui permet de suivre les enfants » nous a confié une mère. À l’ère de la mondialisation, l’apprentissage d’une deuxième langue notamment l’anglais durant l’enfance est un atout estime Maduakor Jeanne Francès. Elle est promotrice d’une école privée bilingue à Cotonou. Au Bénin depuis près d’une vingtaine d’année, la promotrice Maduakor exécute dans son école le programme du système éducatif béninois et celui nigérian. Ainsi, des enfants béninois vont composer pour des examens au       Nigéria et vice versa notamment pour les diplômes tels que le Certificat d’Etude Primaire Cep, le Brevet d’Etude Secondaire du Premier Cycle Bepc, et le Baccalauréat Béninois.

Dans la première moitié du 20e siècle, l’opinion dominante était que le bilinguisme et l’acquisition d’une deuxième langue tôt dans la vie rendaient les enfants confus, sots. Mais le conseiller pédagogique Adrien Akanni nous explique que ces idées sont désormais en déphasage avec la réalité, même s’il faut reconnaître que certains enfants ont du mal à s’adapter au départ. L’apprentissage de la langue anglaise connaît aujourd’hui une ascension fulgurante devant le français.

Aldo Ba Gaspard et Marcus Koudjènoumè