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eleves-primairesLa phase d’orientation constitue une étape cruciale dans le cursus des élèves et étudiants. Mais, elle est de plus en plus négligée. Les apprenants ne sont souvent ni suivis par les parents ni par les enseignants dans le choix de leurs différentes filières. Conséquence, beaucoup d’étudiants finissent diplômés sans emploi. Quel est réellement le sens de l’orientation et en quoi est t- elle nécessaire?Le conseiller pédagogique Adrien Akanni donne des éléments de réponse.

« Orienter l’enfant, c’est le mettre dans un domaine où on sent qu’il a plus d’aptitudes ». Telle est la définition que donne le conseiller pédagogique Adrien Akanni, qui estime que trois étapes sont importantes dans l’orientation d’un enfant au cours de son cursus scolaire. La première est celle du cours primaire notamment le passage de la classe du cours moyen 2 (CM2) en classe de Sixième. A en croire le conseiller pédagogique, il n’y a pas de problème à ce niveau sauf que, quand l’enfant n’a pas une bonne base, ça peut agir sur lui au cours de son cursus secondaire. Pour cette raison, les parents doivent donc suivre les pas de leurs progénitures lorsqu’ils sont écoliers puisque cette étape est déterminante pour la suite. La deuxième étape, la plus cruciale est le passage de la troisième en seconde, puisque c’est à partir de ce moment que l’élève a la possibilité de choisir une série. Les parents doivent faire recours non seulement à l’enfant afin de savoir ce qu’il souhaite lui-même mais se baser aussi sur les remarques de ses enseignants. Pour le conseiller pédagogique, les enfants qui n’ont pas la moyenne de classe mais qui ont pu décrocher le Brevet d’étude du premier cycle doivent nécessairement reprendre la troisième pour avoir les aptitudes dans les différentes matières afin de faciliter l’orientation. Et c’est là où les parents doivent s’imposer explique l’enseignant. En ce qui concerne une orientation du supérieur, le conseiller pédagogique estime que l’étudiant à un grand rôle a joué puisqu’il est le seul à maîtriser ses réelles capacités et les parents ne doivent pas imposer leur choix. Les conséquences d’une mauvaise orientation sont énormes et multiformes souligne Adrien Akanni. Comme conséquence, l’enfant n’arrive pas à réussir et est voué tout le temps à l’échec. Il perd son temps et change de faculté, d’institut ou d’école tous les ans. Les parents sont dans l’anxiété et perdent espoir. Le pays perd en ce sens que l’un de ses fils n’apporte rien à son développement. Une mauvaise orientation peut même conduire un enfant à devenir délinquants, a-t-il conclu.

                                                                                                                                       Marcus Koudjènoumè