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Elle était attendue avec impatience, la liste a été dévoilée ! Le tout premier gouvernement de Patrice Talon a désormais un visage.21, c’est le nombre de ministres que compte la première équipe gouvernementale du président Talon.7 anciens ministres ont signé leur retour dont Pascal Irénée Koukpaki qui devient le numéro 2 du gouvernement.

francis-lalèyèFrancis Lalèyè : Expert en gouvernance politique

Le président Talon a battu un record certainement de rapidité dans la publication du gouvernement et ça va dans le sens de ce qu’il dit depuis, ne pas perdre de temps, vite se mettre au travail. Dans la forme, on peut regretter que le nombre ne soit pas autour 15, 16, 17 comme cela avait quand même été assez annoncée. Encore une fois, je pense que sur ce plan, le président est confronté vraiment à l’exercice du pouvoir. On sent quand même que ce gouvernement a tenu comptes des intérêts, et des intérêts politiques. C’est assez manifeste quand vous voyez des nominations à certains nombres de poste, il est évident que le président a quand même tenu compte de cela, a récompensé ou a positionné des amis à lui, c’est normal. On sent également à travers certaines nominations que certaines personnes qui ont mouillé le maillot avec lui ont été rapidement promues. Le gouvernement repose essentiellement sur deux piliers, les deux ministres d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané et Pascal Iréné Koukpaki. Les deux sont à des niveaux stratégiques et manifestement, les deux sont les piliers clés du gouvernement et explique la marque qu’il entend imprimer à son gouvernement, bon manifestement, il veut aller vite, il veut des résultats, il veut un gouvernement opérationnellement. Il veut un gouvernement qui ne tâtonne pas qui ne perde pas de temps à faire les réglages, à trouver ses marques. Maintenant, il y a surement des insatisfactions aussi. Il y a certaines nominations, on ne peut pas dire qu’on ne reste pas sur sa faim. Sur certaines nominations, on peut se demander à raison d’ailleurs je pense si les choix qui ont été opérées sont les plus pertinents, si le mérite a vraiment été le critère fondamental du choix à certains postes.

Benoît Dègla : Député à l’Assemblée Nationale et Porte-parole des FcbeBENOIT-DEGLA

 Vous aviez lu le projet de société du candidat, vous aviez écouté tous ses discours basé essentiellement sur la rupture, sur une nouvelle gouvernance, les grands chantiers engagés par rapport aux reformes et pour faire ça il doit s’appuyer sur des hommes et des femmes et là nous constatons qu’il a fait le choix de 21 personnes qu’il considère apte à l’accompagner dans sa mission. C’est sa prérogative à lui, c’est lui qui connaît qui est bon et qui peut servir à tel ou tel endroit, il l’a fait. Nous en prenons apte. Nous souhaitons que vivement tel que c’est dit en 5 ans on puisse faire effectivement un certain nombre de reforme, qu’on puisse donner un sens nouveau à la gouvernance dans notre pays. Que la lutte contre la corruption ne soit plus un vain mot et que dans les actes cela se traduise en fait concret. C’est l’équipe qu’il a mise en place, une équipe. Pour tout président, un 1er gouvernement, ce n’est pas facile. Ils sont très nombreux à vous avoir accompagné et parmi ceux là, il faut choisir une quinzaine, une vingtaine de personne. Ce n’est pas chose aisée maintenant s’il l’a fait, Nous lui souhaitons beaucoup de courage et souhaitons vivement que le  gouvernement entre en action. Le temps presse depuis sa prise de fonction. Cinq ans, ce n’est pas une éternité par rapport aux dossiers, par rapport à la densité de son projet de  société. Nous lui souhaitons bonne chance. En tant que député nous allons jouer notre partition. Mes attentes c’est simplement de voir à quel niveau, le degré de réalisation de toutes les promesses qui ont été faites, de voir sur quoi les réformes ont porté et jusqu’à quel profondeur, tout cela se fera donc pour le moment. Je suis satisfait que nous ayons un gouvernement mis en place par un président investi. Le président a fait le choix d’un certain nombre de personne connu ou pas connu. On constate qu’il y en beaucoup qui viennent de la diaspora vous savez le Bénin il est ce qu’il est. Nous souhaitons vivement que ceux là qui viennent d’arriver qui n’ont beaucoup travailler au Bénin, ils comprennent que nos réalités sont autres et qu’ils n’auront pas du mal à pénétrer nos réalités et à faire en sorte que le Bénin bouge avec le président.

joel-atayi-G.Joël Ataï Guèdègbé : Président de l’Ong ‘’Nouvelle Ethique’’

C’est une équipe plus réduite, On pouvait avoir plus de femme, moins d’ancien ministres connus mais a y voir de près, c’est un gouvernement de compétence, plus technique que politique dans la compétence fondamentalement de l’expérience. Le souci du président Talon était de mettre en place une équipe capable de l’aider à reprendre en main la situation, à se mettre immédiatement au travail sans trop tâtonner. Personnellement, je reste convaincu qu’on aurait un pu avoir un seul ministère de l’éducation nationale. Le président Talon n’a pas tenu compte de toutes les formations politique du pays mais de celle qui l’ont soutenu pour la conquête du pouvoir. Il essaie de faire avec ce qu’il a sous les mains. Il essaie de composer de manière optimale l’équipe à même de l’aider à démarrer, je pense que c’est beaucoup plus une affaire de redémarrage d’une machine. Monsieur Talon sera de toute façon le seul responsable puisqu’il est le seul élu de ce monde là.

Dieudonné Lokossou : Secrétaire Général de la CSA-Béninlokossou

Je crois qu’il tenu compte d’un certain nombre de contingence  dans le pays. Il a amené l’équipe gouvernementale de 28 à 21. Je crois que là, c’est le peuple qui gagne un peu. Je n’ai pas très bien apprécié le nombre de portefeuilles réservés aux femmes. Sur 21, c’est minable et comme un gouvernement ne dure que dans le temps, peut être que avant la fin pudique il n’y a pas deux quinquennat, il va pouvoir amélioré. Je pense c’est lui le chef de l’Etat qui a élaboré son programme, c’est lui qui a pris des engagements solennels devant le peuple et le monde entier, il doit pouvoir faire preuve de vigilance pour qu’on ne le conduise pas dans le décor.