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ramouRamounath Sambiéni, alias Ramou, est une jeune artiste chanteuse béninoise. Elle a fait son premier pas musical en 2010 à travers l’album « Irè nikan ». Entre les quatre ans qui séparent le 1er album du 2ème qu’elle a lancé le vendredi vendredi 19 décembre 2014, elle a fait un grand pas. Dans « Laamu », Ramou propose de l’afro-beat qui est une musique acoustique qui peut lui ouvrir les portes d’une carrière internationale. Avec le label « Oz music group » basé aux Etats-Unis qui a peaufiné cet opus, Ramou donne une nouvelle orientation à sa carrière. A travers cet entretien, elle fait mieux découvrir ce nouvel album. Lisez plutôt.

Le Matinal : Tu viens de lancer ton nouvel album. Est-ce qu’on peut en savoir un peu plus ?

Ramou : J’ai lancé officiellement mon deuxième album intitulé « Laamu » qui veut dire «espoir» en langue Biali. C’est ma langue maternelle. J’ai voulu donner ce titre à l’album parce que tant qu’on vit, tout peut se faire. Tout être humain a besoin de se nourrir d’espoir afin de surmonter toutes les difficultés, les obstacles de la vie. Voila l’une des raisons qui m’ont motivée à donner ce titre à mon 2ème album.

 Combien de titres proposes-tu sur cet opus ?

Au total 10 titres.

Est-ce que c’est le même style qu’on te connaît ?

Non, pas du tout ! Il y a eu énormément de changement. Même quand vous voyez la jaquette, ça n’a rien à voir avec le 1er album. C’est une nouvelle production, de nouveaux apports, une nouvelle direction musicale, mais ça reste du «Ramou», de l’Afro-beat, beaucoup de métissage comme d’habitude entre les rythmes traditionnels et occidentaux.

Qu’as-tu chanté particulièrement sur cet album ?

Tout se base sur l’espoir mais, en détail, je parle d’amour, d’humilité, de confiance en soi, de l’importance d’un enfant dans la vie, de la détermination et la persévérance. J’ai aussi chanté la foi en Dieu.

Est-ce qu’il y a eu des collaborations avec d’autres artistes ?

Bien évidemment ! J’ai collaboré avec Sheyi, à l’état civil, Raphael Houedecoutin du groupe Christi-Vi qui a arrangé deux chansons sur l’album, à savoir « Okpè » et « Helou ». Il a également fait un featuring avec moi sur le morceau intitulé « Africa ». Vous y découvrirez également un featuring avec Polo Orisha, un artiste bien connu au Bénin mais qui vit aux Etats-Unis. Il a vraiment œuvré pour la réalisation de cet album puisqu’il a collaboré avec ma maison de production « Oz music group ».

Comment se fait la présentation de cet opus au public ?

Cette fois-ci, mon label a opté pour un lancement médiatique. Nous avons voulu mettre la presse en avant plan parce que sans les hommes des médias, nous les artistes, nous ne pouvons rien. Alors, j’ai voulu mettre cet album entre leurs mains et, c’est pour cette raison que nous avons décidé de faire un lancement médiatique le vendredi 19 décembre à Djibson hôtel au quartier Jack à Cotonou. Toute la presse béninoise nous a soutenu.

As-tu un concert en vue ?

Bien sûr ! En février, par la grâce de Dieu. Il y a un concert prévu au Centre culturel américain.

Pourquoi le Centre culturel américain ?

Parce je suis membre du conseil des jeunes ambassadeurs du Cca. Comme je travaille avec eux, j’ai voulu le faire là-bas.

Si on te demandait de définir ta musique, que dirais-tu ?

Je dirai que je fais de l’afro-beat, un métissage entre l’Afrique et l’Occident, une musique qui est accessible et qui révèle mon identité.

Qu’est-ce que Ramou est devenue durant ces quatre ans ? A-t-elle fait d’autres découvertes ? A-t-elle mûri sur le plan artistique ?

Le 1er album a fait son petit bonhomme de chemin. « Irè nikan » est sorti en 2010. Pendant ces quatre ans, j’ai fait beaucoup de scènes ici au Bénin. Dans la sous-région, j’ai rencontré beaucoup d’artistes avec qui j’ai collaboré. La différence entre cet album et le premier, c’est que celui-ci a été produit par un label basé aux Etats-Unis qui a changé mon image, mon style et qui a fait murir ma musique. J’espère que mes fans vont remarquer le travail qui a été fait. Il y a eu un grand pas qui a été fait. Et, c’est grâce à cette nouvelle collaboration.

Un dernier mot !

Je dis merci à tous ceux qui m’ont soutenue pendant le long silence. Merci à tous les musiciens qui ont travaillé avec moi sur cet album. Dieu vous bénisse !

 Propos recueillis par

Valentine Bonou Awasssi