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AmnestyLe rapport 2018 de Amnesty international sur la peine de mort a été publié. A ce titre, il est constaté une baisse considérable d’exécution de la mort dans le monde par rapport à l’an dernier. C’était lors du lancement du rapport 2018 le mardi 10 avril 2019 par le ministre de la Justice, Séverin Quenum. 

Le nombre d’exécutions recensées à travers le monde en 2018 a diminué de 31% par rapport l’année passée. C’est ce qui ressort du rapport 2018 de Amnesty international sur la peine de mort dans le monde. Selon Fidèle Kikan, président de Amnesty international Bénin, ce chiffre est le plus faible enregistré depuis au moins 10 ans. « La chute du nombre d’exécution à l’échelle mondiale prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n’est pas la solution», a-t-il déclaré. A son avis, ce résultat incite à espérer que ce n’est qu’une simple question de temps avant que ce châtiment cruel d’un autre temps ne soit relégué au passé. Il a confié que ce résultat obtenu est également une fierté pour le Bénin dans le contexte ou le pays a totalement aboli la peine de mort. Car, le Bénin a pris tout récemment au 7ème Congrès mondial contre la peine de mort, l’engagement d’être un Nation leader et influenceur des autres pays de la sous-région. La première autorité de Amnesty international Bénin a saisi cette occasion pour un plaidoyer à l’endroit des dirigeants. Il s’agit de renforcer le mécanisme mise en œuvre pour réduire davantage les cas de vindicte populaire, de jeter un regard sur la condamnation à perpétuité qui, dans l’ordonnancement juridique, est de mourir en prison. « De par son humanisme et le soutien des acteurs de la société civiles, le Chef de l’Etat, Patrice Talon, a commué en 2017, en détention à perpétuité les peines des quatorze derniers condamnés à mort », a rappelé le Garde des Sceaux, Séverin Quenum. Cette décision du Numéro n°1 béninois a permis au Bénin, d’amorcer la marche définitivement sur le chemin de l’abolition de la peine capitale. Pour lui, cet engagement de la vie trouve son fondement dans la conviction commun selon laquelle le sang versé ne s’essuie pas par le sang, mais avec des larmes.

 Donald Kévin Gayet

(Coll)