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Le ministre Hervé Hèhomey prêt à jouer sa partition

(Les sociétés épinglées)

Les résultats de l’audit commandité pour faire la lumière sur la gestion des redevances d’escorte de la filière véhicules d’occasion sont disponibles. Les ministres du transport, des finances et de la justice sont instruits aux fins de transmettre le rapport général de la commission au pouvoir judiciaire. Le Ministre du transport, Hervé Hèhomey, l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a donné au Ministère hier jeudi 28 juillet 2016.
La justice sera bientôt saisie afin de situer in fine, les uns et les autres sur ce qu’il convient désormais d’appeler la nébuleuse des redevances. Pour le ministre en charge des transports Hervé Hèhomey, il faudra aller vite afin de permettre  à l’opinion de comprendre le fond de ce dossier et les principaux responsables. Que comporte en réalité, le rapport de la commission ? En ef-fet, après avoir fouiné pendant deux mois (17 mai au 17 juillet), la Commission a relevé un tas d’irrégularités sur la période allant de mars 2012 à avril 2016. Au cours de ses explications, l’autorité a déclaré qu’en mars 2012, la société d’exploitation du guichet unique du Bénin (Segub) a été mandatée par l’Etat béninois pour encaisser les frais d’enlèvement des véhicules d’occasion. Dans la gestion de cette ligne, plusieurs dysfonctionnements ont été notés. Il s’agit  de l’insuffisance de la fiabilité du système, les écarts entre les statistiques de la douane et de la Ségub, la minoration des frais d’enlèvement avec des moins perçus s’élevant jusqu’à 1.216.057.544 Fcfa. Le rapport note également l’absence de dispositions adéquates de reddition de comptes des fonds d’escorte au trésor public, le défaut de compte ban-caire dédié à l’activité d’escorte de véhicules, la surévaluation des paiements, le prélèvement par facturation d’un montant de 10.000 Fcfa non prévu par arrêté, le paiement effectué à certains opérateurs sans aucun document justi-fiant leurs prestations etc. La plupart des entreprises auditées, affirme le ministre, ont reconnu le total des montants payés pendant la période indiquée. La seule qui n’a pas reconnu est la société BetraBtp qui, à elle seule, a encaissé selon le rapport 14.312.000.000 Fcfa. Cette société, précise le ministre, s’est opposée à répondre à la mission au motif qu’aucune clause d’audit n’est incluse dans la convention qu’elle a signée avec l’Etat béninois. Les sociétés  soupçonnées sont entre autres, Betra-Btp, Chayo Sarl, Eps sarl, Geps Sarl, Alimos et Fils, Gie parc d’acueil zone sud, Gttb-travco, Layé login Gie, Otram Sa, Fifty-fifty ass exchange. Au regard des dysfonctionnements notés dans la gestion des redevances par la Segub, l’autorité ministé-rielle a estimé nécessaire de creuser un peu dans la gestion de cette société. Ainsi donc, elle a commandité un autre audit sur la gestion de la Segub. Les conclusions du rapport de cet audit seront également rendues publiques », a-t-il fait savoir.
HA