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deputes2017
Les députés ont ratifié la convention Médicrime

Les députés de la 7ème législature ont procédé, le lundi 19 juin 2017, à la ratification de la convention Medicrime, une convention qui défend les crimes dans le domaine pharmaceutique.

Le gouvernement est autorisé par le Parlement à ratifier la convention qui protège les populations qui sont souvent victimes des dégâts causés par la consommation de faux médicaments. En votant à l’unanimité l’autorisation de la convention, les parlementaires ont encouragé le gouvernement pour la lutte farouche qu’il mène contre la vente des faux médicaux et l’existence du marché Adjégoulè. Tout en saluant sa politique d’élargissement de la carte pharmaceutique qui fait passer de 340 pharmacies sur le plan national, à plus de 400 avec l’autorisation de 78 nouvelles autres pharmacies, les députés ont insisté sur le contrôle de la qualité des médicaments vendus dans les officines pharmaceutiques. A en croire une certaine opinion, des médicaments de qualité douteuse seraient vendus dans certaines officines pharmaceutiques. C’est fort de cette opinion que le député Valère Tchobo a demandé les mécanismes que le gouvernement met en place pour le contrôle de qualité des médicaments qui entrent au pays. Par ailleurs, la disponibilité et la vulgarisation des médicaments sous génériques ont préoccupé les élus du peuple, vu que l’usage des médicaments contrefaits, par les populations, est dû à leur faible pouvoir d’achat et à leur ignorance. Interpellé sur les différentes préoccupations, le ministre de la santé publique, Alassane Séïdou, a rassuré que l’entrée de tout médicament sur le territoire béninois est soumis au laboratoire de contrôle de qualité pour la vérification des principes actifs et des dosages que le médicament est sensé avoir. C’est donc après ce contrôle qu’un certificat de mise sur le marché dudit médicament est délivré. En reconnaissant que le plateau technique n’est toujours pas à la hauteur de la tâche, le ministre de la santé a déclaré  qu’il lui est revenu que certaines officines pharmaceutiques participent à la distribution de faux médicaments, mettant la santé publique en danger. Pour essayer de décourager cette pratique peu orthodoxe, le gouvernement est en train de renforcer le plateau technique, afin d’étendre le contrôle à toutes les pharmacies. Pour rendre accessibles les médicaments sous générique, le gouvernement soutient la Came, qui est la Centrale d’achat des médicaments génériques. Mieux, il est en train d’être installé sur toute l’étendue du territoire nationale, des dépôts pharmaceutiques  dans le but de rapprocher les médicaments génériques des populations.
 
Martin Aïhonnou
(Coll)