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indexLe Recensement administratif à vocation d’identification personnelle (Ravip), démarré depuis le 1er novembre, se poursuit sur toute l’étendue du territoire national.  C’est la place publique de kanhonou à Ekpè, un village situé dans la commune de Semé-Podji, qui abrite le seul poste de recensement de tous ceux qui résident dans ce village. Sur ce lieu d’enrôlement, l’opération se déroule sans grandes difficultés, et la population sort en masse, pour se faire enregistrer. C’est le constat fait dans la matinée de ce mercredi 08 novembre 2017, au niveau de ce centre.

11h, la place publique est noire de monde.  Les 8 agents présents pour enrôler la population de ce village  se sont constitués en deux équipes de 4 personnes. La première se charge de  remplir les formulaires sur lesquels sont recueillies  toutes les informations possibles et relatives aux personnes enregistrées.  Quant à la deuxième constituée d’opérateurs kits, elle a pour mission l’enregistrement dans la base de données et la prise des vues. Devant chaque équipe, se dresse un long fil d’attente permettant ainsi à  tous ceux qui veulent se faire enrôler, de le faire à tour de rôle.  « L’opération se déroule ici bien. À la veille du démarrage, nous avons été reçus par le Chef d’arrondissement qui a instruit à son tour les chefs quartiers et les élus locaux, pour que ceux-ci nous assistent, pour le bon déroulement de l’opération. Les gens viennent massivement pour se faire enregistrer. La preuve, on n’arrive même pas à servir tout le monde avant les heures de clôture. La population est aussi docile et ceux qui sont là suivent nos consignes sans tergiversations », confirme  Donatien Gbètidé, un des agents qui s’occupe du remplissage des formulaires. Chérif Dine, jeune étudiant venu se faire enregistrer, est du même avis. Il profite même de l’occasion pour inviter les indécis à venir se faire enregistrer, pour leur propre bonheur. « Ça évolue bien, depuis 20 minutes je suis ici et je n’ai pas encore remarqué de dysfonctionnement. Je suis juste le rang et j’attends mon tour. Ceux qui sont dubitatifs et/ ou attendent le dernier moment pour venir, je leur déconseille ça. Il faut qu’ils sortent pour se faire identifier », déclare t-il, d’un ton souriant. Néanmoins, certains, déplorent sa concentration à un seul lieu. Car, pour eux, c’est difficile à tout le monde de se faire identifier au niveau d’un seul poste qui prend en compte tout un grand village qu’est Ekpè.  C’est le cas de Monique, vendeuse, qui se dit être fatiguée de rester dans le rang d’une cinquantaine de personnes et ce, pendant des heures avant d’être prise en compte. Elle se demande si ce ne serait pas bénéfique à tous, si les autorités implantaient un second poste de recensement dans le village, pour permettre la fluidité de l’opération. Pour l’heure, on constate que Ekpè n’est pas en marge du Ravip, et que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour la réussite de l’opération. Il reste à souhaiter que les réticents sortent pour se faire enregistrer tôt, car, qui remet toujours  à demain trouvera de malheur en chemin dit-on.

Janvier Gbèdo (Stag)