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Lazare Sèhouéto et l'Union fait la nation ont eu la dent dure contre Yayi

Lazare Sèhouéto, acteur politique et membre de l’Union fait la Nation désapprouve l’immortalisation du général Mathieu Kérékou dont le nom est désormais attribué au stade de l’amitié de Kouhounou. Pour ce dernier, l’acte est insignifiant et il y a mieux pour honorer le disparu. Il s’est exprimé à travers sa page facebook.

Qui peut témoigner ?

Un autre était décédé et on devait  »l’immortaliser ». Le stade de l’Amitié avait été proposé, entre autres, pour porter son nom. Le Général avait préféré que ce soit le CNHU, avec un argument qui ramena tout le monde à l’ordre. Ce stade est la seule infrastructure qui célèbre l’amitié bénino-chinoise. Il faut tenir compte des Chinois. Or avec l’hôpital, nous n’avons pas ce type de problème. Cet homme d’Etat doit être bien surpris de constater que son nom a été « immortalisé », en ne tenant pas compte de son argument. Il en a supporté de son vivant. Il doit bien accepter d’en supporter depuis l’Au-delà !!! Quand il passait service à son successeur – la seule fois où cela s’est produit depuis 1990, la règle étant au Bénin, que le sortant et l’entrant soient en de si mauvais termes, qu’il n’y ait jamais d’entretiens et rituels de passation de service et de témoin- il lui demandait de changer d’habitude, maintenant qu’il est devenu Chef de l’Etat. « Vous aimez trop le cinéma » lui reprochait-il, du ton paternel que bien des gens lui connaissent. Vive le Stade ….! Vivement et vite la dénomination officielle… Sans oublier que le « Boulevard des Armées », « l’Avenue Steinmetz, rebaptisé (sans grand succès populaire) « Avenue Sékou Touré », « l’échangeur de Godomey dont l’initiateur s’appelle bien Mathieu Kérékou », le « Camp Ghézo » et bien d’autres infrastructures pourraient en toute pertinence être baptisées ou rebaptisées. Celui à qui conseil a été donné d’aimer moins le cinéma, donc de penser plus en profondeur pourra-t-il témoigner ? Il le peut. Le temps passe vite, mais il y en a toujours pour bien penser avant d’agir.