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Le président de l’Assemblée nationale, a*Adrien Houngbédji est sollicité par les populations de Bakou pour leur rattachement à Parakou

Les populations de Bakou, un village de la banlieue de Parakou, rejettent toujours le dernier découpage territorial les rattachant désormais à la Commune de N’Dali. Dans une déclaration rendue publique sur Urban fm hier mercredi 09 novembre 2016, elles sont revenues sur leur saisine du Président de l’Assemblée nationale. Elles réclament leur appartenance à la municipalité de Parakou.

Bakou, un village de la banlieue de Parakou ressuscite un vieux dossier. Les populations de ce village rattaché à la commune de N’Dali se réclament de Parakou. Ledit village relèverait de Thian, un quartier du 1er arrondissement de Parakou. A l’issue d’une Assemblée générale du village, les populations de Bakou ont donné de la voix. Elles ont rappelé leur déclaration adressée au Président de l’Assemblée nationale en 2002. Dans cette déclaration, les habitants de Bakou rejettent le dernier découpage territorial les rattachant à la commune de N’Dali. Selon leur porte-parole, les populations de Bakou n’entendent pas être déliées de Parakou, leur Commune mère. Elles invitent le Président de l’Assemblée nationale à revoir la copie sur le récent découpage territorial intervenu en 2012. Pour Boni Séko Séïdou, élu local de Thian, c’est depuis l’ère coloniale que Bakou appartient à l’ancienne Commune de Parakou. Mais grande a été leur surprise de constater que le village de Bakou est reclassé au dernier découpage territorial dans la Commune de N’Dali. Suite donc à ce constat, les populations de Bakou ont fait remarquer que toutes les infrastructures socio-sanitaires, éducatives érigées au profit de Bakou, proviennent de Parakou. De plus, avouent-elles, pendant toutes les élections organisées dans le pays, le village de Bakou vote au nom de la municipalité de Parakou. Elles ont affirmé également que les matériels électoraux sont souvent convoyés par la municipalité Parakou. « Ainsi, nous, populations de Bakou, protestons jusqu’à nouvel ordre contre l’insertion de notre village dans la commune de N’Dali », ont-elles martelé dans cette déclaration. Sur les antennes de Urban Fm à Parakou, les habitants de celle localité ont fait savoir que des démarches avaient été entreprises depuis lors afin de permettre de revoir cette situation. Mais selon elles, le maire d’alors n’avait pas transmis leur correspondance aux institutions de la République. Pour Jacob Yoa Sambiéni, élu local également de Thian, un courrier de protestation avait été adressé au président de l’Assemblée nationale, au Ministre de l’intérieur et au Président de la Cour constitutionnelle. C’est fort de ce constat qu’elles sont montées à nouveau au créneau pour dire haut et fort qu’elles ne sont pas d’accord avec ce découpage territorial. Elles disent vouloir d’un développement pas provenant de la commune de N’Dali mais plutôt de la municipalité de Parakou.