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reckya« Bien entendu l’élection présidentielle de mars 2016 aura retenu l’attention et le souffle de tous les Béninois. Cependant je l’aborderai sous l’angle d’enseignement. La principale leçon à en déduire si nous aimons notre pays est de nous pencher une fois pour de bon sur le rôle de l’argent pendant les élections. Fatalement la place de l’argent éloigne complètement de l’arène politique de braves personnalités qui pourtant pourraient apporter beaucoup à notre pays. Des mécanismes plus efficaces de régulation et de contrôle prévoyant des sanctions plus dissuasives méritent d’être envisagés. Le rôle de l’argent s’entend aussi bien la cherté de l’organisation que les dépenses de campagne déclarées mais surtout celles officieuses. Par exemple les achats tonitruants de personnages politiques et débauchages sauvages par des candidats ne sont pas de nature à favoriser un choix responsable des populations qui bien souvent suivent les consignes de leaders d’opinion ou des leaders de leurs groupes ethniques.
L’autre fait qui a retenu mon attention est la dernière étude de l’Unicef Bénin qui révèle qu’un enfant sur trois souffre de malnutrition chronique. Lorsqu’on sait que ce fléau est source de retard de croissance, parfois d’émaciation et engendre de nombreuses maladies on ne doit y rester insensible. D’autant par ailleurs que plusieurs études sérieuses ont démontré que la malnutrition chronique cause 5,6% de perte de croissance annuelle à nos états. Il vous suffit de faire un petit calcul pour vous apercevoir que s’employer à endiguer ce mal qui ne demande pas de gros investissements comme les infrastructures (sensibilisation nutritionnelle en direction des enfants de 0 à 5 ans, fourniture de vitamines et oligo-éléments nécessaires avant la fin de la période irréversible des 1000 premiers jours de l’enfant ) nous permettrait d’atteindre des taux de croissance économique à deux chiffres. Figurez-vous qu’à partir de 7% de taux de croissance un pays comme le Bénin pourrait commencer à ressentir les fruits de la croissance de son Pib. C’est une question d’hiérarchisation des priorités dans la perspective de notre développement ».