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Patrice-TalonLe Bénin, à travers la Cellule nationale du traitement des informations financières (Centif) a été distingué par le groupe Egmont pour ses actions en matière de lutte contre lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. C’était dans le cadre de la session 2018 du groupe tenue à Sydney en Australie.

La politique d’assainissement des finances publiques mise en œuvre depuis l’avènement du gouvernement du nouveau départ porte déjà ses fruits sur le plan international. Elle a permis au Bénin d’être reçu dans le cercle très restreint des organismes dont l’efficacité dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est avérée. C’était à l’occasion de la session 2018 du groupe Egmont tenue à Sydney en Australie. La preuve que la gouvernance Talon est un modèle. En effet, c’est depuis 2013 que le Bénin courait sans succès après cette reconnaissance. Mais grâce au leadership éclairé de Patrice Talon, l’entrée du Bénin dans le groupe Egmont est devenue une réalité. Cette adhésion relève d’une procédure bien taillée. Elle induit un examen attentif et rigoureux du système de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme du pays candidat. Ainsi, l’intégration de la Centif-Bénin dans ce cercle est la résultante de nombreux efforts fournis par le Chef de l’Etat, le Ministre de l’économie et des finances, Romuald Wadagni ainsi que le président de la Centif-Bénin, Thomas Azandossessi. Les nombreuses réformes mises en œuvre à cet effet, surtout avec la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), ont fortement contribué à la reconnaissance de la Centif par le groupe Egmont. Les  recommandations du Gafi de 2012 préconisant l’adhésion des Cellules de renseignements financiers (Crr) au groupe et la participation de la Centif à la session 2018 du groupe à Sydney ouvrent donc une nouvelle page sur l’histoire du Bénin en matière de la promotion de la bonne gouvernance. Alors l’intégration de la Centif-Bénin au groupe Egmont est donc un grand pas franchi dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le gouvernement, multipliant les efforts pour la création d’un environnement propice aux investissements étrangers, c’est une grande opportunité qui s’offre ainsi au Bénin.

Prime à la bonne  gouvernance

L’entrée de la Centif dans le groupe Egmont reste un enjeu majeur pour attirer non seulement des devises étrangères vers le Bénin, mais également donner une caution positive à la vitalité de la bonne gouvernance. Dans cette perspective, le Bénin sera soumis en février 2019, à l’évaluation mutuelle de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terroriste sous la supervision des experts du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba). Cet exercice vise à vérifier si le dispositif du Bénin en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme est efficace et répond aux normes internationales. Il s’agit d’un processus complexe qui exige au préalable une évaluation nationale des risques, étant donné qu’il nécessite des moyens et des ressources de tous ordres. Composé de 170 Crf membres, le groupe Egmont a pour objectif de mettre en place une plateforme pour les Crf pour améliorer la coopération dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Il a pour mission le développement de  la coopération par l’échange d’informations,  l’accroissement de l’effectivité des cellules de renseignements financiers par des programmes d’échanges et de formation de personnel,  la promotion de  l’autonomie opérationnelle des cellules de renseignements financiers qui respectent les mêmes standards internationaux et une même approche opérationnelle des dossiers de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Malgré la complexité du processus, le Bénin, entend relever le défi. L’engagement du président de la Centif, Thomas Azandossessi, pour que cette évaluation accouche d’un résultat positif reste ferme. En témoigne l’atelier de pré-évaluation et des rencontres internes successives, organisé il y a quelques semaines à Grand-Popo pour déterminer le questionnaire à soumettre aux expert-évaluateurs en février 2019. Le groupe Egmont a par ailleurs développé un outil sécurisé de communication et d’échanges d’informations entre cellules de renseignements financiers, intitulé « Egmont Secure Web », qui complète le système européen Fiu-Net.

O.I.A