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Bio-Tchané
Bio Tchané à cœur ouvert avec la presse sur l’emprunt obligataire

Les nouvelles sont bonnes pour les opérateurs économiques créanciers de l’Etat. Une bonne partie de l’emprunt obligataire de 150 milliards de Fcfa collectés par le gouvernement leur sera affectée. Le ministre du développement, Abdoulaye Bio Tchané, l’a fait savoir hier lundi 4 juillet au cours d’une conférence de presse tenue à son cabinet.

La moisson a été bonne! 150 milliards de francs Cfa pour faire face aux grands enjeux économiques de l’instant. Pour le Ministre du développement, la priorité actuelle reste et demeure la redynamisation du secteur privé. « Nous allons régler les arriérés de la dette publique intérieure et extérieure. Nous allons investir et redynamiser le secteur privé. Il nous faut relancer l’économie », a-t-il fait savoir. Les lendemains rassurent pour les acteurs du secteur privé, pourvoyeurs essentiels de la richesse nationale. Le mot d’ordre du ministre du développement est clair : aucun arriéré ne sera impayé. «  Nous allons régler tous les arriérés en cours depuis 2013. Il n’y aura plus d’arriéré en suspens », a-t-il déclaré. Les nouvelles sont bonnes, mais il ne s’agira pas de ressources jetées à l’emporte-pièce. Le paiement des arriérés devra être fait à la suite d’une évaluation et d’une audition claire. « Nous allons solliciter nos services compétents pour auditer les différents montants. Il nous faut valider ces montants afin d’être sûr que les services sont bien remplis », a-t-il déclaré.  Pour le Ministre, cet emprunt obligataire constitue une bouffée permettant de renforcer les ressources propres de l’Etat. En plus de cet emprunt général qui sera réitéré, le gouvernement, ajoute-t-il,  pourra également faire recours à des emprunts dédiés à des projets et programmes spécifiques. Au-delà de toutes ces mesures visant à accroître les ressources de l’Etat, il y a également des mesures fiscales en vue. Celles-ci permettront de faciliter l’investissement et dynamiser le partenariat secteur public-secteur privé. Tout ceci vise la redynamisation de l’investissement dans les domaines prioritaires que sont l’agriculture, le tourisme, la zone franche du savoir et de l’innovation …etc. Le gouvernement de la Rupture se remet peu à peu de ses blessures générées par des encours exorbitants orchestrés par le régime défunt. « L’Etat du Bénin, sous l’ancien régime, a eu un encours moyen qui est passé de 31% en 2013 à 41% en 2015, soit 10 points de pourcentage. C’était à une vitesse inquiétante. On s’en remet petit à petit », a-t-il déclaré.

Hospice Alladayè