Spread the love

yayi-ajavon2On comprend définitivement que les partis de l’opposition n’ont pas dans leurs rangs des gens qui ont tout au moins côtoyé le droit. Le Chef de l’Etat a raison de penser qu’il faut désormais des partis politiques bien structurés. Il faudra désormais tendre vers des partis politiques dont le sort ne se trouve pas entre les mains d’un homme, mais qui soient de  vraies administrations politiques où côtoient des compétences et des valeurs. Ce dessein se confirme au jour le jour face à la défaillance cruelle de la pratique politique sous nos yeux. En effet, dans ce processus de conformité, les deux grands partis de l’opposition que sont les Forces cauris pour un Bénin émergent et l’Usl ont commis deux bourdes monumentales. La première est cette méconnaissance légale historique de cette précaution élémentaire. Comment diantre des partis aussi adultes comme les Forces cauris pour un Bénin émergent Fcbe peuvent oublier que des personnes en conflit  avec la loi ne doivent pas être membres fondateurs. Comment ce parti peut l’ignorer alors même que plusieurs de ses députés ont participé à  l’élaboration de la loi qui sert de fondement à la réforme ? On est presque hors de souffle en l’apprenant, car tout cela sort de l’entendement normal. On peut comprendre que l’Usl soit encore dans la jeunesse du militantisme et que ces détails lui échappent, mais il est hors de question que les Fcbe commettent cette bévue historique. L’autre bourde de ces partis qui continuent d’exceller par méconnaissance des textes, c’est la comédie et la honte nationale devant la Cour suprême hier. De nombreux jeunes juristes talentueux et sans-emplois pouvaient  aider ces partis à se sauver de ce désastre textuel. Comment diantre ces hommes politiques peuvent se tromper si royalement ? Comment peuvent-ils méconnaître de façon aussi éhontée, les dispositions de l’article 21 de la loi portant charte des partis politiques qu’ils ont eux-mêmes votés ? Au cas où cela leur aurait échappé, il faut souligner à toutes fins utiles qu’en cas de contentieux liés à la déclaration administrative des partis nouvellement créés où à la mise en conformité des partis déjà créés où existants, la compétence de la chambre administrative du tribunal de première instance de Cotonou est établie. En français facile, les requérants que sont l’Usl et les Fcbe se sont trompés de juridiction. Ils devront saisir les chambres administratives des tribunaux ordinaires qui sont des juridictions de premier ressort au lieu d’aller directement devant la Cour suprême qui est juge du dernier ressort pour les contentieux relatives à la déclaration administrative. Il semble qu’on n’a pas besoin d’aptitude juridique avérée pour le comprendre. On se surprend de découvrir que tout ce beau monde ait méconnu si royalement cette disposition de la loi. Quand on a mordu si piteusement la poussière, on ne demande pas le secours des innocents pour servir de boucliers humains. C’est un désastre moral.

 AT