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Theodore-Holo
La Cour Holo n’a pas pu trancher

Saisie par un recours en inconstitutionnalité, la Cour constitutionnelle a rendu son verdict dans l’après-midi du mardi 20 février 2018 sur les sanctions infligées par le gouvernement au Capitaine Patrice Trékpo des eaux et forêts.

La Cour s’est déclarée incompétente. C’est en substance ce qu’il faut retenir de la décision prise par la haute juridiction hier en ce qui concerne la sanction infligé au capitaine Trékpo des eaux et forêts. Pour rappel, l’intéressé dans une émission télévisée, a incité les agents des eaux et forêts à la révolte contre les réformes entreprises par le gouvernement au Parc de Pendjari. Le conseil des ministres a décidé de sa révocation pour n’avoir pas observé l’obligation de réserve que lui oblige son corps. La Cour a été saisie et a dit le droit. A travers cette décision c’est l’un des argumentaires avancés par les centrales syndicales pour aller en grève qui est tombé. Dans leur motion de grève, ils ont évoqué le rétablissement du capitaine Patrice Trèkpo. C’est la preuve, une fois encore, que nous pouvons continuer à faire confiance à nos institutions. C’est d’ailleurs ce qui est souhaitable dans un état de droit comme le nôtre. Cette décision de la Cour devrait amener désormais les partenaires sociaux à déposer la hache de guerre et à retourner à la table de négociation afin de sauver l’école béninoise en ce qui concerne le secteur de l’éducation. Tout le temps perdu pour les mouvements de grève et de protestations auraient pu être évité si les grévistes avaient utilisé une autre méthode de revendication. Les mouvements de grève doivent être désormais l’ultime recours des syndicalistes. D’autres moyens de lutte doivent être explorés pour éviter de mettre le pays dans des situations pareilles à ce que nous vivons aujourd’hui.

Armel Nelson Avadémey