Spread the love
paul-zinsou-bon
Paul Zinsou reste toujours intransigeant

Après avoir fait un recours en annulation des élections du 11 mars 2017 au Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb), le candidat malheureux, Paul Zinsou, compte se battre pour avoir gain de cause. Dans cet entretien qu’il a accepté après plusieurs relances, il menace de saisir le Cio sur les manœuvres en cours au niveau de la commission installée pour connaître du dossier. Lisez plutôt…

Pourquoi avoir finalement accepté cet entretien ?
 Cette sortie est utile, c’est pour dénoncer le blocage du processus en cours. Le 23 avril dernier, le Conseil d’administration avait désigné les trois membres devant m’écouter et écouter la partie d’en face et réunir le Conseil dans un bref délai. Mais force est de constater que les membres du Conseil d’administration ne bougent pas et j’ai demandé au président Julien Minavoa de peser de tout son poids pour que la procédure aille à son terme. Mais il me disait que les membres de la commission sont autonomes et libres de toutes leurs décisions. En dehors de ça, il a balayé du revers de la main tout ce que le Conseil d’administration a décidé, ce qui veut dire qu’il y a un pacte invisible entre lui et la commission. Et c’est ce que je dénonce.
 Que disent en fait les textes du Cnosb ?
 L’article 10 est bien clair. Il stipule que « le Cnsob a le droit d’ériger son Conseil d’administration assisté de tous les experts qu’il jugera opportun en Conseil national arbitral du sport (Cnas) de dernière instance au niveau national pour tous les litiges qui interviendraient au sein du Cnosb, entre les Fédérations ou au sein de celles-ci ». Il faut donc que la commission dirigée par Didier Aplogan réagisse et qu’elle termine sa procédure et réussisse à réunir le Conseil d’administration comme cela lui a été indiqué.
 Quelle est la suite à donner à cette affaire ?
 Je vais prendre mes responsabilités si le Conseil ne vient pas me rencontrer. Et si la commission ne réunit pas le Conseil d’administration alors elle est mise en cause. C’est la commission qui a le pouvoir de convoquer le Conseil d’administration. Si Didier Aplogan ne fait pas vite, alors c’est lui qui a bloqué tout puisqu’il continue de chosifier les présidents de Fédérations. Toute décision rendue par le Cnas peut être exclusivement soumise par voie d’appel au Tas (Tribunal arbitral du sport, ndlr) à Lausanne (Suisse) qui tranchera. Le délai d’appel est de 21 jours dès réception de la décision faisant objet d’appel. Si je n’ai pas gain de cause, je vais alerter le Cio (Comité international olympique, ndlr). En vertu des mesures et sanctions prévues en cas de transgression de la charte olympique, le Cio peut après avoir entendu le président, suspendre le Cnosb ou lui retirer sa reconnaissance.
 
Propos recueillis par Corneille Gohonou