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OUSMANE_BAT
Ousmane Batoko a du pain sur la planche

A peine les résultats de la Commission électorale nationale autonome (Céna) rendus que le bal des contestations s’ouvre. Les médias sont déjà pris d’assaut par des états-majors des alliances et partis politiques pour contester le verdict de la Céna. Le contraire pourra étonner, surtout qu’on sait que pour le scrutin de 2008, l’instance judiciaire a été obligée de gérer des crises jusqu’au soir du mandat des actuels maires.

On n’échappera pas à l’expérience de 2008. Les sages de la Cour suprême doivent se préparer psychologiquement, car les déçus des communes ‘’grattent déjà le papier’’. Les prochains jours ne seront surement pas de tout repos, car des piles de recours atterriront certainement sur leur table. Déjà au front, il y a les militants de l’Alliance Abt. Ils contestent les résultats à Bassila et dans d’autres localités. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) aussi annoncent des velléités dans l’Ouémé et cela n’est que la face cachée de l’iceberg. Les autres partis et alliances de partis ne resteront certainement pas silencieux. Dans bien de communes, on prépare des arguments et des preuves pour contester les résultats rendus par la Céna. Le geste en soi n’est pas interdit puisque la loi l’autorise. Ils en ont donc le droit et peuvent l’exercer pour peu qu’ils ont les éléments fiables pouvant motiver leurs actions. Les élections communales et locales sont en quelque sorte l’expression même de la contestation, car à tous les niveaux, la loi prévoie des voies de recours. D’abord, au niveau de l’élection proprement dit, le droit est reconnu à tout citoyen ayant intérêt. Il en est de même pour l’étape suivante concernant l’élection du Maire par ses pairs. A ce niveau, la loi autorise toute personne ayant intérêt à formuler un recours pour annulation de l’élection du Maire et de ses adjoints. A mesure qu’on évoluera, des contestations seront également à redouter à ce niveau. Le passé nous renseigne à suffisance sur ces scénarios tumultueux. Concernant l’élection des Chefs d’arrondissements et chefs de village ou de quartiers de ville, la contestation n’est pas à exclure. A chaque étape, la loi offre la possibilité à toute personne ayant un intérêt de le faire savoir dans les délais prévus. Le top est donc lancé pour le bal des recours. Mais, Dieu sait qu’il y aura assez de rejets pour vice de forme, et aussi pour non-respect des délais. Le contraire pourrait surprendre.

 HA