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WhatsApp Image 2017-06-22 at 20.50.31Magnifique moyen de pression sur les gouvernants, la marche, de nos jours, est une arme utilisée à des fins personnelles et égoïstes. C’est le cas de certaines organisations comme la Ctsb qui abuse de ce moyen de protestation. Leur sortie d’hier est la preuve que distraire le peuple est leur fort.
Les professionnels de la marche reprennent du service. Quand on parle de marche au Bénin, on n’a pas beaucoup d’effort de mémoire à faire pour identifier certains. Même l’enfant né hier vous citera un nom ou à défaut pointera du doigt Paul Issè Iko, le secrétaire général de la Cstb. Il est toujours accompagné de son homologue syndicaliste du ministère des finances. Ces messieurs, depuis mathusalem ont toujours utilisé la marche comme unique moyen de protestation dans la République. « La lutte à tout prix, en tout temps et en toute circonstance », c’est leur slogan. C’est d’ailleurs ce qui a été la pomme de discorde entre leurs compères des autres centrales et confédérations et eux. Ces derniers tentent quelques fois d’humaniser un peu la lutte en prônant quand cela est nécessaire le dialogue. Mais, les ‘’rouges’’ sont toujours dans la radicalisation. Le gouvernement, pour eux, c’est l’ennemi qu’il faut combattre à tout prix. « Tout gouvernement doit être combattu », note-t-on. Ils sont devenus pratiquement des dépositaires de la lutte au Bénin. On se demande même si la lutte n’est pas aussi devenue par ici une filière. Tout porte à le croire. On est même tenté de dire que  la lutte, devenue filière par ici, n’est plus vraiment une lutte pour une cause. C’est une lutte qui porte définitivement un arrière goût politique, notamment en faisant toujours des coalitions avec des forces politiques déçues. La chose paraît si claire qu’on y voit une autre forme de manipulation du peuple. Pour faire le bonheur du peuple et des travailleurs, est-ce qu’on a besoin de faire tant de bruit? Il faut finalement que les gens arrêtent de penser qu’ils aiment ce pays et les travailleurs plus que quiconque. Sils n’ont pas une solution pratique pour aider ceux qu’ils pensent défendre en parcourant chaque fois des kilomètres, il faut vraiment qu’ils trouvent d’autres activités pour organiser leur retraite. L’autre curiosité, c’est l’amitié que ceux-ci nouent avec ceux qu’ils ont vilipendés par le passé. Que Léonce Houngbadji dorment à la belle étoile avec Paul Essè Iko, ceci devrait faire réfléchir sur cette forme de syndicalisme. Syndicalisme des temps nouveaux, syndicalisme quand même.
 
Abdourhamane Touré