Spread the love
Patrice-Talon-1
Des recrutements massifs ont été faits sous Talon

L’an 2 du président Patrice Talon à la tête du pays a permis à l’opinion publique nationale et internationale d’être éclairées sur les nombreuses actions du gouvernement dans le cadre du recrutement et la formation des enseignants.

Comme la tradition l’exige, les trois (03) ministres en charge de l’Education, à savoir le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou et le ministre de l’Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, ont animé une émission bilan au cours de laquelle l’accent a été mis sur le recrutement et la formation des enseignants. A cet effet, on peut retenir que l’enseignement général public emploie 62 000 enseignants, y compris les vacataires. Toutefois, des difficultés sont observées dans la gestion des enseignants vacataires. Ces difficultés ont pour noms : la répartition des emplois du temps et le paiement des primes des enseignants vacataires. Par rapport à cette question, les ministres des 3 ordres de l’enseignement ont fait savoir que c’est le décalage entre les statistiques des prestations et ce qui est payé aux enseignants vacataires qui a motivé la réforme liée à la bancarisation des primes de cette catégorie des agents de l’Etat a été initiée. A les en croire, les données envoyées par rapport au Rib comportaient beaucoup d’erreurs, mais des dispositions sont prises pour corriger la donne. Au total, on retient que toutes ces difficultés sont en voie d’être résorbées. De même, des dispositions sont prises pour le paiement, dans un délai record, des primes des enseignants vacataires. Leurs emplois du temps sont même en passe d’être améliorés.

O. I. A.

Des conseillers et inspecteurs pédagogiques en formation

Plusieurs programmes de formations sont prévus pour les inspecteurs par le gouvernement. Mais, en attendant 25 sont en cours de formation. Il sera également organisé une inspection de proximité grâce à des inspecteurs pédagogiques délégués. En plus des 350 Conseillers pédagogiques en cours de formation, l’Exécutif compte recruter d’autres agents du corps d’encadrement. Le chef de l’Etat s’est engagé à améliorer respectivement les ratios de Conseillers pédagogiques par nombre d’enseignants en recrutant 50 par an et d’inspecteurs pédagogiques par nombre d’instituteurs en recrutant 25 par an. En fait, ces ratios sont actuellement d’un Conseiller pédagogique pour 360 enseignants et d’un inspecteur pédagogique par instituteur. Il faut souligner que depuis 2016, 100 conseillers et 17 inspecteurs pédagogiques sont recrutés.

En ce qui concerne les bourses d’excellence, la situation qui prévalait n’était pas à l’avantage de l’Etat. Les étudiants étaient formés à grands frais sou-vent au Canada, mais ne reviennent pas au pays à la fin de la formation. Aujourd’hui, selon les besoins de l’économie nationale, le candidat opte pour la filière où le besoin se fait sentir et est entièrement financé avec l’obligation de revenir servir au pays. Ainsi, des bourses sont disponibles pour les filières industrielles et agricoles. Dans ce secteur, l’enveloppe destinée aux bourses est passée de 1 milliard à 3 milliards de francs Cfa. Il s’agit de domaines dans lesquels il faut orienter et maintenir les enfants, car un pays se développe avec une main d’œuvre qualifiée.

Donald Kévin Gayet

(Stag)

Relance des cantines scolaires, une mesure sociale à encourager

Le chef de l’Etat, Patrice Talon, et son gouvernement, après une phase de bilan, ont relancé les cantines scolaires. Lors du bilan de son département ministériel sur l’émission « Le Bénin en chantier », Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire, a affirmé que le programme des cantines scolaires vise à maintenir les enfants des milieux démunis à l’école en leur offrant un repas chaud chaque jour. « C’est l’objectif que nous poursuivons avec la relance des cantines scolaires par le gouvernement », a-t-il martelé. Dans cette optique, l’exécutif s’évertue chaque jour à débarrasser ce programme social de tout ce qui peut l’empêcher d’atteindre ses objectifs. A ce titre, la gestion des cantines scolaires a été confiée au Programme alimentaire mondial qui a de l’expertise dans le domaine depuis 1975. Ensuite, un système de contrôle a été installé avec un programme intégré qui valorise les produits agricoles locaux. « Cela permet aux producteurs d’écouler leurs produits et les encourage à emblaver plus de surfaces », a-t-il renchéri. Toujours pour plus de transparence, un comité de gestion a été installé avec la présence d’un représentant des écoliers. Aujourd’hui, 1574 écoles primaires du Bénin bénéficient de ce programme pour 352.000 écoliers. 42.807 tonnes de vivres sont consommés avec un coût global de 27 milliards de francs Cfa sur 4 ans. Le mécanisme mis en place pour la gestion de ce projet a montré quelques failles et imperfections qu’il convient de corriger.

Armel Nelson Avadémey

Un déficit de 12.000 enseignants à la maternelle et au primaire

L’enseignement maternel et primaire est confronté à d’énormes difficultés. Au nombre de celles-ci le manque d’enseignants pour encadrer les élèves. Ce déficit s’élève à 12.000 enseignants. Pour pallier cette situation qui a un impact négatif sur les résultats scolaires, le gouvernement a prévu recruter 1601 enseignants chaque année sur 03ans. De décembre 2016  à début 2017, l’Etat a procédé au recrutement de 3528 enseignants pour juguler un tant soit peu cette crise de déficit d’enseignants. Egalement, grâce au système de fusion, 3090 enseignants ont été redéployés dans les écoles. Ensuite, d’autres qui sont à des postes sédentaires non justifiés ont subi le même sort. Toutes ces actions ont permis de réduire de moitié le déficit en deux ans. Ces efforts du gouvernement seront renforcés afin de respecter les normes internationales fixées par l’Unesco.

 Armel Nelson Avadémey

 Une inadéquation entre la formation et l’emploi

Lors de l’émission télévisée « Le Bénin en chantier », les trois ministres de l’enseignement ont été unanimes sur l’inadéquation entre les infrastructures, les programmes d’enseignements. Les filières ne correspondent plus au marché de l’emploi qui devient de plus en plus exigeant. L’autre chose est le manque de formateurs qualifiés pour les filières porteuses. Depuis quelques années, le Bénin a le taux le plus élevé d’étudiants dans la sous-région. Malgré cela, l’employabilité est très difficile. Face à ce tableau peu reluisant, une grande révolution s’impose. A ce titre, il est prévu la formation des formateurs, avec à la clé un bilan des besoins du marché pour la main d’œuvre qualifiée. Egalement, il s’agira d’instaurer des qualifications pour les Bac+2 en métier. A titre illustratif, 16 exploitants agricoles sont en formation actuellement. Une innovation sera désormais apportée à la formation avec en 1ère année 40% de théorie, 60% de pratique, en 2ème année 100% de pratique. Toutes ces mesures permettront de juguler l’inadéquation entre l’offre et la formation. Les ministres ont rassuré de la volonté du gouvernement à changer de paradigme afin d’avoir un secteur de l’éducation qui soit à l’affut du marché de l’emploi.

AN A